Déclaration d’amitié en vieux papiers
24 juin 2009
Mon Boubou : ici je parlerai de toi
C’est une écharpe tricotée à la main
avec des bouts de laine effilochés couleurs fantômes,
un jour blanc de verglas,
et qui me fait très beaucoup chaud
aux oreilles
en attendant le bus
dans un grand courant d’air natif, pour sûr, du Pôle Nord là-haut,
C’est mon verre à moitié plein
dans ma vie à moitié vide
sauf qu’il préfère se faire plein
pour moi, pour lui aussi,
plus on partage, plus on a, c’est mathématique
et puis l’amour ça peut toujours servir
même avec des trous de mite, ne pas jeter !
C’est mon retour des hirondelles
à quoi ressemble une hirondelle
je me demande…
… Bah ! qu’est-ce que ça peut faire ?
C’est mon chez moi et mon chez lui et son chez moi
( sans embrouille, juré !)
Si c’était un ciel il serait toujours bleu à cause des hirondelles
je veux bien être une hirondelle
entre les nuages blancs moutons, dans un ciel bleu de chez bleu
Mais non, quel ennui…
C’est mon Boubou
que j’oublie parfois des six mois de temps qui passe,
et ma voix a douze ans, quinze ans, mille années éternelles
si je lui parle un jour au téléphone
on s’en fout du ciel bleu et des hirondelles
et des mites
et des verres vides ou pleins
mais je garde l’écharpe, on sait jamais,
un vieux Boubou même fané…
(je dis ça au cas mais un Boubou fané, pardon, antinomie)
prenez un Boubou mesdames messieurs si vous avez la chance d’en trouver un
Et n’ouvrez pas le dictionnaire :
ils n’ont jamais pour lui trouvé de mot,
faut dire que la langue française est assez paresseuse pour les nuances et les extrêmes
enfin on fait avec,
et je déclare ici
que je me l’aime mon Boubou
(je cherche mon cœur, où c’est qu’il est dans la pagaille ? )
Tant pis si je le trouve pas à quoi ça sert un coeur de nos jours
Boubou, ça le gêne pas que je sois pagaille
Un Boubou, c’est un ami que rien ne gêne
Messieurs les académiciens je vous fais cadeau du mot
ci-dessus défini
en l’honneur de lui. En l’honneur de toi,
mon ami. Signé Mifa
le mercredi 5 juillet 200…
à 23 h37
(brève)politique-fiction
23 juin 2009
On n’a plus de Secrétariat aux Droits de l’Homme… Tout ce que veut le peuple, c’est du pain et des jeux, non ?
Bonne nouvelle
23 juin 2009
J’aimerais rebondir sur l’article de Lung Ta Zen sur la nature de la réalité. En fait, je n’ai pas grand chose à en dire, sinon que c’est une bonne nouvelle, bonne au point qu’aucun superlatif ne peut rendre compte de la joie qu’elle procure. Car penser/savoir ceci : c’est par erreur que nous vivons dans une “vallée de larmes”, est-ce que cela ne donne pas envie de danser et de rire ? Et ensuite, au travail…


