“Labyrinthe”, nous chuchote-t-elle à l’oreille. Je vous jure. “Labyrinthe… etc. ” chanterait Serge G…. .
Tandis que monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir j’ai lu nombre de romans-labyrinthe sans le savoir, sauf si le mot figurait dans le titre, ce qui m’épargnait la contrariété d’avoir à chercher ma loupe fatiguée et à rebrancher, tant bien que mal, mon neurone hors d’âge pour noter que, par le plus grand des hasards, je lisais un roman-labyrinthe – puisque l’info se trouvait déjà dans le titre. .
Bref. .
On va ici récréationner, autrement dit s’offrir une récréation tout en créant – tout de même – un petit n’importe quoi qu’il importera de ne pas nommer afin de lui conserver ce mystère qui, dans les romans dont le titre affiche clairement la nature, est ipso-facto dévoilé, pour ne pas dire dévoyé.
Je néanmoins mets chapeau bas devant “L’homme dans le labyrinthe”, de Silverberg.
Quasiment parmi mes livres de chevet. . Sans plus de précautions oratoires, voici une chose, sorte de boomerang – Hi-Hi – qui retourne (un boomerang qui ne retournerait pas à son point de départ ne serait qu’un imposteur, une imitation low-coast, un menu affiché un jour de fermeture ou une glace à la fraise sans fraise) à son point de départ.
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Qu’est-ce qu’un labyrinthe ?
Un labyrinthe est constitué d’une entrée + un dédale + une sortie. .
Un exemple de labyrinthe (car un dessin vaut mieux que mille mots) : . L’Homme est un labyrinthe pour l’homme, conclurait Monsieur Jourdain bien avant son psy. .
Voire. .
Il en est d’autres qui s’étendent sur un même plan spatial. Le jeu consiste à trouver la sortie. Encore que, sans entrée, personne n’aurait à se perdre dans le dédale pendant des heures et à subir
des kilomètres l’irréparable outrage, j’ai nommé les ampoules aux pieds. Ne pourrait-on recommander aux responsables de ces lieux le cadenassage des portes d’entrée, à défaut d’une signalisation convenable ? En effet, si pas d’entrée, pas d’ampoules aux pieds.
Reste, tout de même, la solution de la sortie permanente, au moins théorique, qui nécessite l’abandon d’une vue unidimensionnelle pour envisager une échappée par en haut, lequel haut est beaucoup moins limité géographiquement que la porte de sortie si mal signalisée que c’en est un scandale, et souvent introuvable : ou la sortie par en bas :
Il reste la solution intermédiaire du moyen de transport qui épargnera les pieds délicats : Voilà donc quelques considérations sur l’Homme en tant que labyrinthe. .
Hélas ! La vie est chose cruelle.
Qui a jamais trouvé la sortie d’un labyrinthe aussi musical, coloré, enjoué et pourtant mystérieusement abyssal, que
celui de la Femme ? (Hi-Hi !)
Belle dissertation et jolie pirouette. A ce moment précis, je n’ai pas encre d’idée, labyrinthe m’évoque Shinning, Le nom de la rose et Harry Potter, c’est dire. J’ai intérêt à chercher ailleurs…
9 réponses à “c’est l’à faire du mois pour la Mère Castor”
sab
6 juin 2011 à 10 h 01
le labyrinthe de la femme, le terme me plait.
christie
2 juin 2011 à 12 h 05
belles illustrations et définitions de labyrinthes. c’est en se penchant sur un mot qu’on s’aperçoit qu’il en existe de multiples déclinaisons
delamaingauche
1 juin 2011 à 16 h 49
les labyrinthes se cachent partout. merci pour ces pistes intéressantes.
Berthoise
1 juin 2011 à 9 h 20
Un labyrinthe plein d’enseignements.
Mifa
6 juin 2011 à 12 h 45
Merci ! désolée de ne pouvoir te rendre la visite, à bientôt, j’espère.
chanelke
1 juin 2011 à 7 h 12
la conclusion pourrait aussi être l’introduction : la fin qui renvoie au départ , un autre labyrinthe… c’est sans fin
Mifa
6 juin 2011 à 12 h 51
Mais Super-Ariane est là, avec son fil !
Mifa
10 mai 2011 à 14 h 05
Un très beau texte sur le labyrinthe de la cathédrale de Chartres. Peut être lu par des athées (dont je suis) … qui ont des ampoules aux pieds !
http://www.bldt.net/Go/Horizons/Symbolisme/Labyrinthe/labyrinthe.html
la Mère Castor
10 mai 2011 à 11 h 11
Belle dissertation et jolie pirouette. A ce moment précis, je n’ai pas encre d’idée, labyrinthe m’évoque Shinning, Le nom de la rose et Harry Potter, c’est dire. J’ai intérêt à chercher ailleurs…