Migration saisonnière
14 septembre 2009
Il me paraissait difficile d’affronter les longs mois d’hiver sur ce blog où mon incompétence fatale pour tout ce qui relève de la gestion d’un outil fantasque (je veux dire un peu plus complexe qu’une ardoise et son morceau de craie) m’interdit d’aller plus longtemps…
On me suivra ou non, je migre, je m’évade, je me refais un lifting ou une école buissonnière, avec mon baluchon où vont d’abord les livres puis tout le reste, s’il y a de la place. Et ce sera ici… prochainement !
Une vraie nuisance
14 septembre 2009
Tirée ce matin d’un profond sommeil par les basses du voisin qui traversaient lers murs, j’ai bondi hors du lit, allumé la radio plein tube et ouvert la fenêtre ( et avec les basses j’avais maintenant la mélodie – si l’on peut dire !) puis, quelques secondes après, m’est venu de je ne sais où un sourire amusé avec la question : quelle sorte de bouddhiste suis-je ? Toujours en souriant, j’ai refermé la fenêtre et baissé le son de la radio. Vous me direz peu-être que c’était encourager le voisin à emmieller le voisinage : peut-être, mais il m’a paru plus judicieux de me guérir moi-même avant de soigner le voisin, qui n’était pas en danger, au contraire de moi. En danger de devenir agressive en cédant à la colère, le seul véritable ennemi dans cette histoire. D’ailleurs, le voisin a diminué le son dès la fin du morceau qui m’avait réveillée. Et je n’étais même plus de mauvaise humeur…
Cela dit, il peut être indispensable, dans certains cas, de prendre des mesures pour faire cesser une nuisance persistante. Calmement, mais sûrement.
Une recherche, une question
3 septembre 2009
Il y a quelques jours, attendant distraitement devant la télé qu’arrive l’heure d’un film ou d’une série, j’ai entendu cette phrase effarante : ” Lors de son voyage en France, en 1983 (???), le pape Jean Paul II a déclaré que les femmes sont, d’essence divine, supérieures aux hommes”.
Je suis incapable de me rappeler quelle personne parlait, ni ce que j’attendais, ni quel jour c’était. J’ai cherché vainement avec l’aide de mon ami Goo°°°, une citation de cette affirmation, mais il n’a pas su me renseigner… Quelqu’un saurait-il confirmer ou infirmer cette assertion ? les femmes reconnues supérieures aux hommes en quelque domaine que ce soit… voilà qui serait très nouveau !
Il n’était pas indispensable d’être catholique pour éprouver un grand respect pour Jean-Paul II, mais je n’ai pas la moindre idée ce que peut être “l’essence divine”, et s’il me plairait que cesse l’inégalité sociale et professionnelle entre hommes et femmes, au profit des hommes, je ne crois pas, au fond, que la notion de supériorité d’un sexe sur l’autre soit pertinente hors certains domaines comme, justement, celui où Jean Paul II était le premier de tous.
Neruda
2 septembre 2009
… A peine revenue, je repars quelques jours quelque part et vous laisse en la meilleure compagnie, celle d’un grand poète : Pablo Neruda (J’ai marqué “lecture” dans “catégorie”, mais lire Neruda… bien plus que de la lecture !)
Barcarolle ( extrait)
Si seulement tu touchais mon cœur,
si seulement tu posais ta bouche sur mon cœur,
ta fine bouche, tes dents,
si tu posais ta langue comme une flèche rouge
là où bat mon cœur poussiéreux,
si tu soufflais dans mon cœur, près de la mer, en pleurant,
il résonnerait d’un bruit obscur, avec le roulement d’un train de rêve,
comme des eaux vacillantes,
comme l’automne en feuilles,
comme le sang,
comme un bruit de feuilles humides brûlant le ciel,
résonnant comme rêves, comme branches ou pluies,
comme sirènes de port triste,
si tu soufflais dans mon cœur près de la mer,
comme un fantôme blanc,
au bord de l’écume,
en plein vent,
comme un fantôme déchaîné, au bord de la mer et pleurant.
(…)
Veux-tu être le fantôme qui dans son stérile, dans son triste instrument
souffle solitaire, près de la mer ?
Si seulement tu appelais,
son timbre prolongé, son sifflet maléfique,
son ordonnance de vagues blessées,
quelqu’un viendrait peut-être,
quelqu’un viendrait,
des cimes des îles, du fond de la mer pourpre,
quelqu’un viendrait, quelqu’un viendrait.
Quelqu’un viendrait, souffle avec fureur,
qu’il résonne comme une sirène de bateau brisé,
(…)


