Archive for mai 2009

Des « mamie pipi ? »

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Les nomme-t-on « mamie pipi » ?  Mais oui, ça existe : je l’ai rencontré. Elles ont, enfant, joué dans la cour de l’école, celles qui ont eu la chance d’y aller. D’autres ont, au même âge, porté sur le dos leur petit frère, comme des grandes qu’elles n’étaient pas encore. Elles ont pilé le mil et la patate douce, ou bâillé sur les devoirs donnés par la maîtresse, gardé les vaches, ou cousu, apprenties, jusqu’à ce que leurs doigts saignent, elles ont appris la politesse et baissé les yeux, ou  choisi leur homme et tenu prêt le repas à 12h15 précises quand le mari, ouvrier, n’avait que 30 mn pour rentrer chez lui et avaler ses pommes de terre puis revenir à l’atelier, elles ont essuyé les vomissements du bébé et veillé sur les devoirs des grands, elles ont obéi à leur belle-mère en silence ou ailleurs,  l’ont accueillie et soignée jusqu’à la mort, elles ont traversé deux guerres – ou plus, pris le deuil, pleuré en cachette, trait les vaches, pris le roulement de nuit à l’usine pour être là quand les enfants rentrent de l’école, elles sont épuisées, le dos brisé,  elles sourient parce qu’on leur a appris la politesse bien qu’elles savent à présent pourquoi il faut sourire, ou bien elles décident de ne pas supporter et elles crient, elles passent devant dans la queue parce la vie est si courte devant eux qu’elles n’ont plus le temps d’attendre, les enfants sont partis, elles ne cuisinent plus, elles mâchent une tartine en écoutant les cris des enfants du voisinage, elles sont vieilles – et elles le savent.  Elles savent que ce sera le sort de tous, et, en silence, leur coeur s’attendrit sur eux qui ne le savent pas quand ils l’appellent « Mamie Pipi ».

Le nuage d’inconnaissance

Un billet paru sur un blog ami suscite un souvenir, celui d’un livre lu il y a longtemps et que je ne retrouve plus sur mes étagères, en vain juchée au péril de ma vie sur une chaise bancale et munie de roulettes…

Nuage

Mais l’ami G**gle, presque toujours serviable, me tend un extrait que j’aurais peut-être choisi.

Le nuage d’inconnaissance
(extrait du chapitre 7)
traduction d’Armel Guerne, 1977, éditions du seuil, p 39 et 40

« Aussi donc, quel que soit le moment où tu te disposes à cette œuvre, et quel, le sentiment d’y être appelé par la grâce de Dieu : élève alors ton cœur vers Lui, avec un mouvement et un élan d’humilité et d’amour, dans la pensée du Dieu qui t’a créé, et racheté, et qui t’a gracieusement rappelé au degré où tu es, n’admettant aucune autre pensée que cette seule pensée de Dieu. Et même celle-ci, seulement si tu t’y sens porté : car un élan direct et nu vers Dieu est suffisant assez, sans aucune autre cause que lui-même.
Et que si cet élan, il te convient l’avoir comme plié et empaqueté dans un mot, afin de plus fermement t’y tenir, alors ce soit un petit mot, et très bref de syllabes : car le plus court il est, mieux il est accordé à l’œuvre de l’Esprit. Semblable mot est le mot : Dieu, ou encore le mot : Amour. Choisis celui que tu veux, ou tel autre qui te plaît, pourvu qu’il soit court de syllabes. Et celui-là, attache-le si ferme à ton cœur, que jamais il ne s’en écarte, quelque chose qu’il advienne.
Ce mot sera ton bouclier et ton glaive, que tu ailles en paix ou en guerre. Avec ce mot, tu frapperas sur ce nuage et cette obscurité au-dessus de toi. Et avec lui tu rabattras toutes manières de pensée sous le nuage de l’oubli. A tel point que, si quelque pensée t’importune d’en haut et te demande ce que tu voudrais posséder, tu ne lui répondras par aucunes paroles autres que ce mot seul. Et qu’elle argue de sa compétence en t’offrant d’expliquer ce mot très savamment et de t’en exposer les qualités ou propriétés, dis-lui : que tu veux le garder et posséder intact en son entier, et non point brisé ou défait.
Et si tu veux te tenir ferme en ce propos, sois bien sûr que pas un instant de plus, elle ne demeurera. Et pourquoi ? Parce que tu ne veux ni la laisses se nourrir aux douces méditations sur Dieu, alléguées ci-dessus. »  Source

« (…) Dans Le nuage d’inconnaissance, il y est question de temps, d’espace, de Dieu, d’amour et de solitude, de religion, de mystique et de christianisme, de philosophie, de spiritualité. Cet ouvrage de contemplation traite des quatre stades de la vie du chrétien, vie ordinaire, religieuse, solitaire et, au-delà de celle-ci, la vie parfaite. Son auteur serait le premier occidental à avoir parlé de la force du mantra dans la prière.
Placide Gaboury »  Source

Le billet qui est à l’origine de ma recherche dit :

« Il ne faut pas se leurrer, atteindre un état de sagesse, de sérénité, de compassion, de non-attachement, demande du temps et de la pratique. Pas de techniques d’éveil « ready made ».
C’est souvent un processus lent, même si certains sages ont connu cela dans un 24ème de claquement de doigt, il y avait derrière une longue pratique, avec des errements parfois, des doutes aussi. Cette pratique, ce travail, nous sommes le seul à pouvoir le faire pour nous, mais rien d’angoissant là dedans. Car si Matthieu dit  :
« Lorsque la maison est bâtie sur un roc, elle ne s’effondre pas » (7,24)
on pourrait dire que dans la simplicité du cheminement quotidien ce roc, c’est l’assise (Za Zen) sur laquelle on peut toujours revenir, sans cesse. » source

Ce qui fait d’abord le lien dans mon esprit, c’est le cheminement, ses errements, cette « inconnaissance ». En second lieu, c’est le roc – l’assise – sur lequel on bâtit sa pratique de méditation : « Semblable mot est le mot : Dieu, ou encore le mot : Amour. Choisis celui que tu veux, ou tel autre qui te plaît, pourvu qu’il soit court de syllabes. Et celui-là, attache-le si ferme à ton cœur, que jamais il ne s’en écarte, quelque chose qu’il advienne. » Il me semble qu’il peut être « attaché » si fort qu’on puisse l’oublier, et pourtant, quoiqu’il arrive, le retrouver ensuite comme si on n’était jamais parti.  C’est sa façon d’être « roc », c’est sa façon d’être l’assise de notre pratique et  liberté.

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« Bonne nouvelle »

Lu dans les commentaires d’un article concernant un gamin de huit ans au commissariat – le précédent n’avait que six ans, si je me souviens bien :

 » Des cravaches pour les profs, et la police en guise de surveillants, comme ça quand les élèves sortirons du Lycée ils seront pas dépaysés en prison.(…) »

Et c’est signé hgfd

C’est pas tous les jours dimanche et qu’on a de bonnes nouvelles. Aussi j’ai tenu à en faire profiter tous les parents partis en pique-nique, par une si belle journée, avec leurs gamins de huit ans. Ceux de 6 ans savent déjà à quoi s’en tenir.

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Horribilis

….. Mais tant pis, je ne résiste pas à vous montrer ceci :

virus mutation 100 source

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Deux fois

Toutes ses fleurs tombées

Comme il est noir, le cerisier !

Baissant la tête, je souris.

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Fleurs noir

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Destinées

Maman partie casserole

Maman partie 3Omelette


Classe Junior :  » Areu ? – Areu ! « 

Classe junior3A engraisser


Il a entendu

Au vin 3Au vin


Lapin mutin

Lapin mutin 3Civet


L’oeil scrutateur…

La vache 3Pot au feu, entrecôtes


timide

blanquette de veau 3Blanquette


Allaitement maternel

cochons de lait et maman 3Maman jambon, petits rôtis


Attentif

mouton 1 3Côtelettes


De monsieur Seguin ?

chèvre 3… Caresse …


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Des recettes indiennes végétariennes

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Koko aime les petits chats

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Il y a des années que j’aime Koko, de loin. Koko est une star. Koko « signe » pour s’exprimer, elle invente parfois les signes dont elle a besoin ; elle comprend l’anglais, adore les petits chats. Elle aimerait avoir un bébé à elle, et que les humains soient aussi corrects entre eux que le sont les gorilles.

Une video en français retrace cet épisode et bien d’autres encore.

Une page où trouver d’autres vidéos sur Koko.

Les grands singes sont en voie d’extinction à brève échéance.