Archive for juillet 2009

Un DVD

Sur la visite du Dalaï Lama en  août 2008 pendant les Jeux Olympiques. Incontournable. Détails et adresse de commande ici.

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L’échappée belle

Héliconius SaraHéliconius Sara (Gironde) source inconnue

La belle, c’est ce magnifique papillon. L’échappée, c’est moi qui pars demain pour deux semaines.  Tout à l’heure, sur le point de sortir de la gare où je venais de prendre mon billet, et encore préoccupée par un souci d’horaire, j’allume machinalement une cigarette, tout en marchant vers la porte, alors que je me trouvais à moins de trois pas d’elle. Aussitôt une voix s’élève dans mon dos : « Madame, il est interdit de fumer ! ». Tout en me retournant, je m’écrie : « Je sors, je sors ! excusez-moi ! « . Ce n’était pas un employé de la gare, comme je l’avais cru, mais un voyageur qui venait d’entrer par une autre porte. Un petit monsieur âgé muni d’une casquette et d’une grosse valise, l’ai ravi. Il a ajouté, en même temps que moi : « Excusez-moi ! ». Et sadique avec ça.
Une fois dehors, j’ai attendu quelques minutes sur le trottoir en compagnie de ma cigarette. Un car déversait des voyageurs, et l’un d’eux est descendu sans bagages, apparemment juste pour tirer quelques bouffées de sa clope allumée dans l’urgence. Vous ne saurez jamais le bien que ça m’a fait de constater qu’il n’y a pas que des fanatiques en ce monde.
Nous savons bien que fumer, c’est mal. Car ce n’est pas le souci de notre santé qui préoccupe les petits messieurs à l’air ravi. Combien de fumeurs parmi vous ont remarqué que, dans la rue, certaines personnes sont tout à coup prises d’une quinte de toux – qui n’obtiendrait pas un Oscar d’interprétation – en voyant à 5 m de vous que vous tenez une cigarette ?
Un bel été à tous, et à bientôt.

A propos de mots fléchés

Je viens de créer une troisième grille de mots fléchés. Autant dire que ça me pendait au nez : la première fois que j’ai fait des mots croisés, il y a vraiment un paquet d’années, j’en ai fabriqué un après en avoir rempli trois dans des journaux.  Après ça, j’ai laissé tomber : mystère épuisé. Pour les mots fléchés, je n’y avais pas pensé jusqu’ici, d’autant que je n’en consommais plus depuis plusieurs années. Mais ces jours-ci pointe le nez un besoin urgent de ne rien faire tout en me laissant croire que je travaille… Eh ! bien, le plus dur, quand on se dit qu’on ne vit plus à l’âge des cavernes et qu’on ne va rien faire à la main, c’est d’apprivoiser W*rd. Encore qu’il soit amusant de chercher une police qui veut bien aligner des flèches dans tous les sens. Et puis, comme je les  envoie à l’une de mes filles – elle préfère les sudokus, mais je suis une mère indigne – je tâche de ne pas écrire de définition trop sioux. Evidemment, il s’y cache toujours un private-joke à son intention… Dans le premier essai, j’avais oublié trois définitions, dans le second, une seule, et dans le dernier on dirait que ça va – sauf le sens des flèches. Pas de flèches vers le haut ni vers la gauche sur la revue dont je me suis inspirée. Tant pis. Peut-être au quatrième essai ???

extrait3(Ici le private-joke concerne le transporteur d’espèces)

La tristesse de la vie

Tristessesource

Tous les matins. Traînant le pied, je m’emmène jusqu’à la cafetière en portant sur mes épaules tout le poids de la vie, toute la tristesse du monde. Le temps de deux ou trois cafés, c’est comme de faire tourner le moteur, un matin d’hiver, en attendant qu’il se réchauffe. Les emmerdes défilent sans en oublier un seul, et il y en a un qui se détache – le gagnant du jour 🙂 – et qui s’impose jusqu’à l’écoeurement. Puis le café gagne la bataille – à moins que ce soit moi – et je commence à vivre. En route pour la journée, qu’elle qu’elle soit. Rien que vivre est un travail à temps plein. « Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard… » dit le poète (et Barbara l’a chanté aussi, il me semble). Il y a pourtant des amours heureux, n’en déplaise au poète et si je me souviens bien. Après deux ou trois cafés. Et ce matin, c’est un souvenir heureux qui a gagné la bataille.

Piano-jouet

Il y a si longtemps que je rêve d’un piano jouet. Mais pas un qui sonne comme des clochettes, ce qu’on trouve en magasin, plutôt un qui sonnerait un peu comme un « piano préparé » chez John Cage. Un tout petit peu, faut pas rêver… Mais je ne saurais pas jouer un concerto, faut pas pousser… Une ou deux pièces des Mikrokosmos de Bela Bartok, au mieux… sur un vrai piano !
En fait, les pianos-jouet, c’est pas fait pour les enfants !

L’artiste et sa bombe

Zevs LiquidatedChanel2source

Je viens de terminer une page de mots fléchés (excellents pour se mettre en vacances sans attendre les vacances) aux définitions parfois savoureuses ; entre autres, j’avais souri à la définition du mot « Tags » : « Attentats à la bombe ». Pas étonnant, dans ces conditions, qu’un artiste (français) et sa bombe se retrouvent en prison… à Hong-Kong.

Attirer l’attention sur soi

visagesource

Il y a des gens qui… et tous les bien-pensants de se ruer sur la personne qui en fait beaucoup pour qu’on s’occupe d’elle. Mon amie – appelons-la Hélène – a une magnifique voix grave, elle est bilingue et perspicace, elle a le coeur sur la main et de gros problèmes de santé.  J’ai pour elle une admiration folle, d’autant qu’elle est aussi gracieuse et belle.  Mais de temps en temps, elle se fait remarquer… Pour moi, elle est « nature ». Pour d’autres, elle ne cherche qu’à attirer l’attention. Ils le lui font payer cher. Tant et si bien qu’elle a renoncé à participer à certaines réunions où elle me manque beaucoup – car je ne la vois guère ailleurs. Ils ne le savent pas, mais elle est en danger, elle est en grand danger.
Alors, quand bien même elle chercherait parfois à attirer l’attention, ne serait-ce pas une bonne chose que de la lui donner ? On n’apprend pas à nager à une personne en train de se noyer. Et peut-être qu’elle est seulement, comme je le crois, seulement « nature »… Hélène, mon amie, je t’aime.