Ayant déjà terminé mon à faire de la Mère Castor (à livrer ici vers le 25 de ce mois), j’ai eu la curiosité d’aller lire des histoires de fantôme, et c’est au rayon jeunesse que j’ai trouvé ce livre pas vraiment fait pour les très jeunes, je dirais  plutôt : ados et adultes.

En effet, si Roald Dahl a lu 749 histoires de fantômes pour en sélectionner une dizaine (quatre de plus dans l’édition anglaise), il a certes fait un choix respectable à condition d’aimer leur style suranné et l’évocation des drames vécus par ces fantômes avant de devenir fantômes : il ne s’agit pas d’histoires comme ceci

mais bien plutôt comme cela

Extrait de la nouvelle : Le Balayeur, de A.M. Burrage

« La jeune fille savait les combats que doivent mener les pauvres gens. Son éducation dans un presbytère de campagne l’avait mise au contact des ouvriers des fermes et des chantiers, elle connaissait la tragique pauvreté de leurs foyers, leur volonté d’indépendance et leurs luttes courageuses pour assurer leur existence. Sur les terres mêmes de Miss Lugate, vivait plus d’une famille dont la seule nourriture se composait de pain et de pommes de terre, et encore en quantité limitée. « 
Dans cette nouvelle, malgré le ton suranné dont voilà un exemple, l’histoire tragique du fantôme est très réussie.
Il y a aussi une très jolie histoire de fillettes-fantômes, et une  de marins, effroyable (mais c’est justement le but). Également une histoire à double détente, si je puis dire, dans laquelle l’auteur mystifie complètement le lecteur : La boutique du coin., de Cynthia Asquith. C’est fait très habilement et la surprise est imparable ! Une autre surprise dans la nouvelle suivante : Rencontre à Noël de Rosemary Timperley, qui enrichit le thème du fantôme sans le dénaturer et laisse une question ouverte… J’ai bien aimé ces deux dernières.
Mais la plus belle que j’aie jamais lue figure dans le recueil  Les chroniques martiennes de Ray Bradbury. Il faut que j’en retrouve le titre…

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