Archive for décembre 2010

C’est pour demain !

.

.

A tous, bonne et heureuse

heureuse

heureuse

année 2011 !

.

.

Publicités

Sans titre

.

.
Ce que dit la fleur
Je le dirai

Ce que dit le nuage
Je le dirai

Ce que dit l’étoile
Je le dirai

Mais ce que dit mon cœur
Je le tairai

.

Musique

Le père Noël a livré presque à l’heure le CD des Chants sacrés de Barbara Hendricks…

… que j’ai pu écouter en concert à trois reprises par le passé.
J’avais depuis longtemps déjà ces chants sur K7, mais c’est assez difficile à mettre sur un lecteur MP3… Après Gounod, Schubert, Penderecki, Bernstein, et d’autres, elle chante 3 negro-spirituals ; mais c’est dans un autre de ces chants que je la préfère…

A écouter ici

Vous saurez tout, tout, tout…

 


.

La maison était pleine de monde, assis, debout, discutant dans les embrasures de porte ou somnolant dans un fauteuil. Le fiston officiait aux fourneaux avec sa grande louche et l’œil clin d’œil, la bru était assise, sur ses genoux la toute petiote et contre elle la moins petiote, la merveilleuse Lou qui ne veut que ce qu’elle veut, ma plus merveilleuse petite-fille du monde, mais elles sont toutes, chacune d’entre elles, la plus merveilleuse petite-fille du monde.
– Je crois que j’ai fait une bêtise, dit Lou à son père.
– Ah ? Surtout, ne le dis pas à ta mère ! répond mon fiston.
Le grand fils, une ombre sur ses joues, avait écrit à ses parents, pour ce Noël, une lettre à rendre jaloux tous les parents de la terre. La plus grande de mes petites-filles promenait sa robe noire et sa nouvelle frange, une vraie frange de femme fatale de cinéma, plus belle encore que Garbo quand elle oubliait de sourire.
Mon bébé à moi, ma plus jeune fille, soulignait d’un tee-shirt le petit ventre rond où elle nous prépare, pour le mois de mars, un garçon – dans une famille de filles ! Mon ainée ne viendrait pas demain à cause de la neige, elle me manquait. Et la maman de ma Garbo distribuait son délectable gâteau au nutell chocolat !
Il y avait par terre plein de papiers d’emballages déchirés à la hâte, et bien sûr c’est avec cela que jouait Lou, ayant épuisé les joies de la découverte. Je jouais à découvrir l’utilisation d’un portable magique qui m’amenait juste ici, sur mon blog, avant de le rendre à son propriétaire – mais Lou l’emportait déjà ! Sasha faisait des sourires, dans son landeau, à tout visage penché sur elle. Maeva empilait ses livres et semait les pinceaux de sa trousse de maquillage. On continuait, ou on recommençait, à bavarder dans le couloir, à faire sortir la chienne, à caliner le chien, à chercher un verre égaré, on entrait dans les conversations sans y être invité – mais bienvenu. Deux informaticiens de cette famille jouaient sans honte avec l’ordi-jouet offert à la petiote. Là, on parlait de l’auteur d’un livre dont on parlait dans les journaux et qu’un Père Noël avait offert à plusieurs d’entre nous. On allait se dégourdir les jambes dans la nuit, ou faire de la fumée près du jardin. On s’est promis d’échanger des mails, on s’est embrassés.
C’était Noël, après tout.

.

Voeux

.

Il n’y a pas d’heure ni d’année mais il y a tous les instants pour penser au Tibet,
à ce que, dans l’exil, il emporte et apporte maintenant.

Vive le Tibet libre !

.

.

Jean d’Ormesson

.

Il y a des lustres que je voulais lire un de ses livres. De façon générale, je n’aime pas la littérature dite « blanche », par opposition au roman « noir », ou policier. Mais Jean d’Ormesson m’a séduite il y a bien des années, un jour où, à la télé, il avouait qu’il ne conduisait pas, parce que « les machines me rendent bête », disait cet académicien, licencié en lettres, agrégé de philo, romancier et Grand Officier de la légion d’honneur. Moi aussi, elles me rendent bête, et pourtant je n’ai ni agrégation ni légion d’honneur.


Hier, je suis passée devant un étal de bouquinistes, et ce livre m’a (enfin) sauté dans les mains :

 

Résumé de « La Douane De Mer »

Le narrateur meurt à la première ligne.
Au moment où il survole, avec un sentiment de mélancolie dû à sa situation, la Douane de mer à Venise, il tombe sur un esprit venu d’Urql, dans une lointaine galaxie, pour étudier l’univers. …
L’esprit surgi d’ailleurs s’appelle A. Il considère avec stupeur une planète dont il ne sait rien et qu’il a du mal à comprendre. Le défunt s’appelle O. Avant de quitter à jamais pour une destination inconnue les bonheurs et les plaisirs de notre vallée de larmes, O va présenter le monde à son nouvel ami.
Trois jours durant, à l’usage des gens d’Urql qui ont le malheur d’ignorer que nous sommes le centre de tout, A et O, aile contre aile, parcourent l’espace et le temps et rédigent un rapport sur la Terre et les hommes.

Voici une des premières pages : le narrateur, O, vient de mourir à Venise juste devant la Douane de mer.


.

Je n’ai guère lu plus loin, mais, Dieu ! que la littérature blanche peut être jubilatoire…
.

Pointe de La Douane de mer, Venise.

.

 

En attendant l’année prochaine

.

.

… avec un regard sur le Père Noêl :

Le Père Noël chez le psychiatre :
–  Docteur, aidez-moi ! Je ne crois pas en moi-même!..


… un regard sur l’enfance choyée :

Grand-mère demande à sa petite-fille:
– Qu’est-ce que tu veux comme cadeau de Noël?
– Une pilule contraceptive ! répond la fillette.
– Quoi?!!!
– Mamie, réfléchis : j’ai déjà cinq poupées, ça suffit!


… et une étude critique du mythe « Père Noël » :

C’est à lire ici !

.