.

Il y a des lustres que je voulais lire un de ses livres. De façon générale, je n’aime pas la littérature dite « blanche », par opposition au roman « noir », ou policier. Mais Jean d’Ormesson m’a séduite il y a bien des années, un jour où, à la télé, il avouait qu’il ne conduisait pas, parce que « les machines me rendent bête », disait cet académicien, licencié en lettres, agrégé de philo, romancier et Grand Officier de la légion d’honneur. Moi aussi, elles me rendent bête, et pourtant je n’ai ni agrégation ni légion d’honneur.


Hier, je suis passée devant un étal de bouquinistes, et ce livre m’a (enfin) sauté dans les mains :

 

Résumé de « La Douane De Mer »

Le narrateur meurt à la première ligne.
Au moment où il survole, avec un sentiment de mélancolie dû à sa situation, la Douane de mer à Venise, il tombe sur un esprit venu d’Urql, dans une lointaine galaxie, pour étudier l’univers. …
L’esprit surgi d’ailleurs s’appelle A. Il considère avec stupeur une planète dont il ne sait rien et qu’il a du mal à comprendre. Le défunt s’appelle O. Avant de quitter à jamais pour une destination inconnue les bonheurs et les plaisirs de notre vallée de larmes, O va présenter le monde à son nouvel ami.
Trois jours durant, à l’usage des gens d’Urql qui ont le malheur d’ignorer que nous sommes le centre de tout, A et O, aile contre aile, parcourent l’espace et le temps et rédigent un rapport sur la Terre et les hommes.

Voici une des premières pages : le narrateur, O, vient de mourir à Venise juste devant la Douane de mer.


.

Je n’ai guère lu plus loin, mais, Dieu ! que la littérature blanche peut être jubilatoire…
.

Pointe de La Douane de mer, Venise.

.

 

Publicités