Archive for janvier 2011

Accro à Verdi…

Disons que ça pourrait être pire : je pourrais l’écouter en boucle, son Requiem. Non, c’est juste que je n’arrive pas à écouter autre chose. Même pas  Gould dans Bach ! Si ça ne vous inquiète pas, c’est que vous ne me connaissez pas.
D’ailleurs, ça m’inquiète un peu.
Et aujourd’hui, j’ai commencé à écouter son Stabat Mater. Et je médite d’aller chercher à la médiathèque une pile de CD ou des gens  chantent une des 231 versions du Stabat Mater Dolorosa, de façon à lâcher un peu Verdi.

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On sait moins qu’il existe aussi un Stabat Mater Speciosa, qui décrit « les joies de Marie dans l’étable de Bethleem ».
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Liszt a composé une musique sur ces paroles attribuées à Fra Jacopone.
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Interlude

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Je ne sais pas pourquoi je suis si fatiguée alors que je ne fais rien et que je dors tout mon saoul.
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Besoin d’espace et d’embruns, de vagues mourant sur mes orteils et de sable dans mon maillot.
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Je crois que c’est sur cette plage que j’ai, il y a quelques années, attrapé un fabuleux coup de soleil, et sans le moindre sable dans mon maillot 🙂.
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Ici il a plu toute la journée, mais j’aime bien la pluie aussi. C’est pour ça que les automobilistes me laissent attendre au bord du trottoir, quand ils passent bien à l’abri dans leur somptueuse, douillette et étanche torpédo : je n’ai jamais l’air assez misérable, même avec les cheveux tout collés sur le nez et la pluie dégoulinant le long de mes bras jusque dans mes sacs à provision.
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Cyrano, le vrai, plus fort que Méliès et la NASA !

… il va sur la lune mais aussi sur le soleil !

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L’Autre Monde (1657)
Cette œuvre, considérée comme un des premiers romans de science-fiction, s’articule en deux parties : Histoire comique des Estats et empires de la Lune et Histoire comique des Estats et empires du Soleil. Cyrano décrit à la première personne un voyage dans la Lune et le Soleil et les observations qu’il a pu y faire de sociétés indigènes, dont le mode de vie est parfois totalement différent du nôtre, voire choquant, et parfois au contraire identique au nôtre, ce qui permet à l’auteur d’en dénoncer indirectement les limites. Ce voyage dans l’imaginaire est donc avant tout prétexte à exprimer sa philosophie matérialiste. Les deux récits ne furent publiés qu’à titre posthume, et après « expurgation », par son ami Le Bret. source

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Soleil et lune…  paroles et musiques très beaucoup lunatiques !

L’enterrement de la lune
Au clair de la lune
Sonate au clair de lune

Sous le soleil du mois d’août
Nue au soleil
Avec ce soleil

Le soleil a rendez-vous avec la lune

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La baleine

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« Quand elle toucha terre, quelque peu étourdie par le choc, la baleine se retrouva échouée sur le sable, face à l’océan qu’elle considéra d’un œil mélancolique. La marée montante bouillonnait autour d’elle et projetait en chuintant de grands panaches d’écume puis, lentement, battait quelque peu en retraite. Des dentelles de mousse s’accrochaient au sable humide et lisse.
La baleine se débattit un instant, maladroitement, mais sans s’affoler. Balançant son énorme queue, elle enfonça la tête dans le sable pour se creuser une voie de retraite. Mais plus elle se démenait et plus elle s’enlisait. Puis la mer se retira et le vent tomba.
Le ressac se calma un peu. A l’est, la traînée grise s’éclaircit et se mua en une sorte de ruban où le blanc laiteux se mêlait au bleu et au rose. Des mouettes tournoyaient en criaillant, l’œil aux aguets.
Épuisée maintenant, et toujours étourdie par la brutalité de cet échouage, la baleine s’ébroua, puis sa grande carcasse se détendit. Elle avait l’impression d’être en sécurité. La plage était déserte et le jour se levait paisiblement. Bientôt les vagues se brisèrent à une certaine distance du cétacé dont la masse s’enfonçait d’une bonne cinquantaine de centimètres dans le sable. (…)
Une mouette se posa à un mètre ou deux du monstre, fit claquer un bec orangé et se mit à la lorgner du coin de l’œil.
La baleine poussa encore un profond soupir, ferma les yeux et s’endormit. »
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La baleine scandaleuse

John Trinian
Gallimard 1965
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Et voir ici ce qui pourrait résumer la suite de l’histoire

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Tux et le Thibet

Suis tombée par hasard sur le mot Thibet pour Tibet, en fouillant G**gle à la recherche d’autocollants.  Étonnée, car cette orthographe n’a plus cours depuis des lustres.  Sauf sur des documents anciens, tels que ceux-ci :



En fait, le Tibet ne s’est jamais nommé Thibet ou Tibet que pour les non – tibétains. En voici la preuve, apportée par Tux, créé par Linux comme mascotte et tenant ici un drapeau du Tibet où figure, en tibétain, une inscription :

Gros plan sur le drapeau :

On remarque sous le drapeau une inscription en tibétain. Si je ne me trompe, on déchiffre : Peu rangzen, ce qui signifie, en tibétain : Tibet libre, comme Free Tibet. En somme, une pierre de Rosette (Non, j’exagère !) Bref, on savait déjà que ce nom de Tibet ou Thibet a été donné à ce pays par ses voisins et propagé par les touristes, entre autres.
Et voilà comment, partie à la recherche d’un timbre, je suis revenue avec un manchot.
Et Peu rangzen, maintenant !


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L’attente… de madame Butterfly

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d’après une photo

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C’est encore une histoire de mec qui fait n’importe quoi. Dans cet opéra de Puccini, joué pour la première fois en 1904, madame Butterfly est une jeune japonaise qui épouse un officier américain de passage au Japon. Elle l’aime, alors qu’il ne voit en elle qu’une passade. Lorsqu’il part, elle élève seule leur fils de 3 ans et continue à l’attendre. Chaque jour elle va guetter son retour.
Lorsqu’il revient enfin, elle découvre qu’il s’est marié et qu’il vient, avec son épouse, pour emmener son fils. Elle accepte de le lui confier et se poignarde, pour ne pas vivre sans amour ni honneur. Rideau. (source)
Sur ce même air (Un bel di vedremo), une vidéo/dessin animé.

Écoute ! Sur la mer calmée,
Un jour, une fumée
Montera comme un blanc panache !
Et c’est un beau navire, qui, faisant relâche,
Entre dans la rade !
Entends sa canonnade !
Écoute et regarde !
Moi, d’accourir, je n’ose ! Non, non ! je reste là, guettant
Sur la route ! J’écoute ! Pourtant
Qu’il m’en tarde,
Presque joyeuse, l’heure s’écoule !
… Voici qu’on peut distinguer, dans la foule,
Un homme qui chemine,
Et gravit la colline !
Qui est-il ? qui est-il ?… Jusqu’au seuil il arrive.
Que dit-il ? que dit-il ?
Je l’entends “Butterfly” sans qu’il me voie !
Moi, je me tais cachant mon émotion trop vive,
Par badinage… et pour ne pas mourir de joie.
Et lui, le cœur en peine,
M’appelant, redira : “Petite femme aimée,
Au parfum de verveine !”
Doux noms auxquels je suis accoutumée !
Tout cela
Adviendra,
Je te l’assure ! Sois désormais sans crainte ! Moi,
Du profond de l’âme, j’ai foi.
source

L’opéra a inspiré à William Sheller une chanson : Le Capitaine. Frédéric Mitterand en a fait un film.

L’air : « Un bel di vedremo », ou « sur la mer calmée » en français, a connu de nombreuses interprètes, dont Rosina Storchio lors de la création de l’opera puis  Maria Calas et Ying Huang dans le film de Mitterand. La version que j’ai retenue sur d…zer est celle de Montserrat Caballé : mon critère est simple et très personnel, il consiste à choisir la musique que je ne peux pas arrêter avant la fin même si je viens d’en écouter une dizaine d’autres versions. 🙂

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Pisqu’on me dit rien…

… je retourne à mon balai et j’allume la T.S.F.
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