………………… Chère Mère Castor,
………. Je ne sais rien à-faire avec mes dix doigts, ni même en ajoutant mes dix orteils, contrairement aux singes de Tim Burton dont j’ai vu récemment « La planète des singes », où une lectrice
(allez, je cafte)

se croisait les bras et tournait les pages avec ses pieds. J’ai bien regretté de ne pas être née plus tôt dans l’Évolution.
Cette grande pourvoyeuse de métamorphoses.

Et que sais-je faire avec mes oreilles ? Moi, rien, encore.
Mais la musique fait des choses.
Elle… métamorphose !
………. Pour exemple, quand j’écoute l’une de ces trois musiques, je  ne suis plus tout à fait moi, pas tout à fait une autre.  Cette métamorphose est prouvée scientifiquement, selon le critère qui déclare valide toute expérience répétée : si les mêmes causes produisent les mêmes effets, la nouvelle loi qui l’explique est aussi valide que celle de la gravitation, qui dit pourquoi les pommes tombent toujours vers le sol.
………. Au reste, si on peut la subir, cette  nouvelle loi est ici impossible à quantifier. C’est un peu comme le chat de Schrödinger dans sa boite :  tant qu’on ne cherche pas à mesurer sa queue, il reste dans le même état. Sinon, vous le tuez.

Donc, à écouter sans  danger notable  :

Première métamorphose

Deuxième métamorphose

Troisième métamorphose

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P.S. 1. 25ème variation des Variations Goldberg de J.S.Bach par Glenn Gould
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. 2. 3ème des Vier letzte Lieder (Quatre derniers lieder) de Richard Strauss par Elisabeth Schwarzkopf

. 3. Metamorphosen (Métamorphoses) de Richard Strauss. direction Sir John Barbirolli / New Philharmonia Orchestra. (Je préfère la version Karajan avec le Berliner Philhamoniker, 1983, dont j’ai le CD)

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Re-P.S :  depuis qu’on publie n’importe quand, je publie n’importe quand, d’autant que je n’ai pas fini…
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