.
.

Quand nous examinons notre histoire, notre langue, nos arts, notre propre généalogie, qu’y trouvons-nous sinon La Chevauchée Fantastique de John Ford, La Flûte Enchantée de Mozart, l’Odyssée d’Homère, Saint François d’Assise, les jardins japonais, les merguez du méchoui,  le whisky écossais, le monoï de Tahiti, le savon d’Alep et quelques reines de France d’origine étrangère ? Une grand-mère belge ? un cousin italien ? Une bru d’Amérique du sud ? une petite-fille aux yeux bridés ? Et si vous examinez l’étiquette de vos vêtements, ou ce qui est écrit en tout petits caractères sur les paquets et boites de votre garde-manger, ou encore votre café du Brésil, votre cacao de côte d’ivoire, vous demanderez-vous ce que l’étranger fait dans votre cuisine ou votre garde-robe ?
Alors à quoi riment ces gesticulations quand elles n’ont pas le prétexte d’une campagne électorale ? Quand ceux qui hurlent portent – éventuellement – des monstres suisses, des jeans made in quelque part ailleurs et chevauchent des motos parlant japonais ?
Même La Joconde est une étrangère pas de chez nous. Qu’on la reconduise à la frontière !
.

Publicités