.

J’étais tout à l’heure à la médiathèque où j’avais l’intention de me jeter dans l’étude de l’opéra, musique, paroles, corps et biens… Et sagement je choisis,  dans ce qui se trouve encore dans les rayons, Monteverdi, Mozart, Verdi, Strauss, Debussy, Kurt Weil. Et voilà qu’un drôle de CD me saute dans la main. Cela vous est sûrement déjà arrivé : avant même de savoir que vous le voulez, un objet se retrouve serré entre vos doigts et rien ne pourrait vous le faire lâcher, alors même que vous demandez pourquoi vous le voulez ! On peut présumer que c’est l’objet qui vous a choisi : je ne vois pas d’autre explication.
Donc, un opéra dont je n’ai jamais entendu parler veut me dire quelque chose,  en finnois.
J’ai écouté le premier acte, d’abord en regrettant de ne pas le voir sur scène, parce que, reprenez-moi si je me trompe, un opéra est destiné à être représenté dans un théâtre. Et puis j’ai un passé de cinéphile qui m’amène très vite à convertir en images ce que j’entends.
Par ailleurs, je n’ai jamais vraiment été sensible aux musiques du nord de l’Europe, alors que je tends l’oreille dès que j’entends de la musique arabe ou indienne.
Tant pis. Sous peine d’être à la fois ridicule et incomprise, je ne vous dirai pas à quels films m’a fait penser cette musique que j’ai trouvé fort belle, puissante ou tendre, pleine de vies qui s’entremêlent.
Je mettrai même un comble à l’horreur des vrais mélomanes en la chargeant sur mon lecteur MP3.
C’est dire si Armas Launis a toute ma considération !
.

Publicités