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Transhumance

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Une bien belle image trouvée juste aujourd’hui, sans rapport avec mon déménagement sur un autre hébergeur. C’est un peu comme changer tous les meubles de place dans la maison, sauf qu’ici on change les murs… 🙂

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Un petit bout en plus…

… parce que j’avais choisi des livres pas très récents : façon de dire que les français « de la rue » ont  depuis longtemps accès à la parole des tibétains.
Pour ceux qui seraient intéresses par des parutions plus récentes sur le bouddhisme, la question du Tibet et les échanges Orient-Occident (voir aussi le livre de Matthieu Ricard et Jean-François Revel : Le moine et le philosophe, ed. Pocket), voici quelques titres :
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On peut cliquer sur les photos pour les agrandir. Et ne croyez pas que j’ai tout lu : je fais des provisions pour mes vieux jours… puisqu’il paraît qu’on peut vivre jusqu’à 130 ans maintenant…

Un « désir de paix »

Dans les recoins de ma bibliothèque rôdent des livres minuscules et souvent déplacés d’un espace à un autre, et aussi des revues ambulantes, omniprésentes et douées de longévité.
Voici un extrait de la revue Géo, grande voyageuse aussi parmi mes livres, et qui explorait cette fois-là « Les routes de la paix ». N°236 d’octobre 1998.

Parole

 

« Quand trouverai-je de nouveau l’apparition d’un Bouddha, la foi, la condition humaine, l’aptitude à la pratique du bien, toutes choses si difficiles à obtenir ? » (IV-15)

« Pour la caravane des êtres qui suit la route de la vie, affamée de bonheur, voici préparé le banquet du bonheur, où tous les arrivants pourront se rassasier. » (III-33)

La Marche vers l’Eveil
Shantideva
Editions Padmakara


N.B. Ce 29 octobre 2010, le calendrier bouddhiste tibétain commémore la descente du Bouddha sur terre, après un séjour de 3 mois dans le ciel Toushita, pour enseigner le Dharma à sa mère et aux dieux de ce ciel.


 

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« N’est pas bouddhiste qui veut »

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Relu d’une traite ce livre qu’on m’avait prêté il y a quelques semaines et que j’ai, alors, dû lire très vite pour le rendre dès le lendemain. Commandé ici en librairie, récupéré hier après huit jours d’attente et en traînant une fatigue de 10 tonnes… P…d’camion poumons !

Un titre intrigant, un livre facile à lire, moins évident à comprendre en profondeur.
Si une personne est convaincue que « tout est impermanent, toute émotion est douleur, aucun phénomène n’existe vraiment, le nirvana transcende les concepts « , même si elle n’a jamais entendu parler du Bouddha, alors elle est bouddhiste, dit l’auteur. En revanche, se raser le crâne, porter des vêtements rouges et or, faire brûler des bougies et de l’encens ne fera pas de vous un bouddhiste pour autant. Ce qui fonde le bouddhiste, ce sont les quatre sceaux – ou vérités – énoncés ci-dessus : ce qui fonde une religion (ce que n’est pas le bouddhisme) c’est sa Vue. Ici, il s’agit également de la Vue : ces quatre Sceaux, ou Vérités.

 » Pour les besoins de la communication, on peut dire que ces quatre vues sont la colonne vertébrale du bouddhisme. On les appelle « vérités » pour indiquer qu’elles constituent de simples faits. Elles ne sont pas fabriquées. Elles ne proviennent pas d’une révélation mystique transmise par le Bouddha. Elles n’ont pas attendu que le Bouddha commence à enseigner pour être vraies. Faire de ces principes le fil conducteur de notre vie ne constitue ni un rituel ni une technique. Ils ne forment ni une morale ni un code éthique. Et personne ne peut en déposer la marque ni les posséder.« 

 » Dans le bouddhisme, toute action qui pose ou renforce les quatre vues est une voie juste. Les pratiques, même celles qui passent pour ritualistes – l’offrande d’encens, l’entraînement aux méditations et aux mantras ésotériques -, ont toutes été conçues pour garder l’esprit focalisé sur l’une de ces vues, ou sur les quatre.« 

« Le bonheur n’est pas le but ».

« Le prince Siddhartha n’avait plus besoin ni envie d’élixir d’immortalité. En prenant conscience que chaque chose est composée, que la déconstruction [des éléments qui la composent] se poursuit à l’infini, qu’aucune des composantes de la création n’existe de manière autonome, permanente et à l’état pur, il se libéra. Chaque chose composée (nous savons maintenant que cela veut dire toute chose) est intimement liée à sa propre impermanence naturelle, au point de ne faire qu’un avec elle, comme l’eau avec le glaçon. »
(J’ai rajouté la partie entre crochets parce que cette « déconstruction » est clairement expliquée plus haut dans le texte, à la page 37)

Un livre à lire et relire, surprenant, drôle, sans complaisance, précis, ouvert, un livre parfait.

Ce qui est important

Faites ce qui est important

Le Dharma a deux aspects : l’enseignement et la pratique. L’enseignement n’est que le travail de la bouche et ceux qui ne le pratiquent pas sont légions. Ne dit-on pas : « Nombreux sont ceux qui entendent le Dharma, mais très peu passent aux actes ; quant à ceux qui pratiquent un peu, ils s’écartent du chemin et se perdent. » Il est plus important de pratiquer le Dharma que de l’enseigner ou d’en parler ; c’est en effet quelque chose qu’il faut véritablement appliquer. Il est en outre préférable de suivre les instructions de nos maîtres avec une parfaite concentration plutôt que de pratiquer en s’appuyant sur des connaissances livresques et sur notre propre jugement. De toutes nos activités, la plus importante est de nous asseoir et de pratiquer. Nous n’avons pas besoin de nous agiter en tous sens mais simplement de rester assis. En nous levant, nous ne ferons que trébucher ! Restons donc assis dans une posture correcte, pas trop raide, en gardant à l’esprit que les meilleurs pratiquants sont ceux qui usent leur coussin et non les semelles de leurs chaussures.

Dilgo Khyentsé Rinpoché

Extrait de Audace et Compassion
Traduit et publié par les Éditions Padmakara

Mouvement sans effort

Citation :

Marcher vers la sagesse du Bouddha en commençant par s’asseoir tranquillement.

Soûtra de la liberté inconcevable
Les enseignements de Vimalakirti
Traduit du chinois par Patrick Carré
Editions Fayard
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