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Don Quichotte

Le héros de Cervantès a suscité chansons, poèmes, films, dessins animés, lithographies, peintures, scpultures, etc. Et aussi des opéras (Massenet et autres).
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J’ai devant moi le CD (emprunté par pure curiosité) de l’opéra de Cristobal Halffter, créé en 2000. Musique très contemporaine, de celles qui doivent entrer dans l’une de mes deux catégories : ça passe ou ça passe pas ! Le prologue ne passait pas, mais la scène suivante, si.
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Le texte est superbe.
Deux femmes, Dulcinée et Aldonza, sont en conversation de bon matin, puis viendra la voix de Cervantes juste avant qu’il ne commence à écrire .
C’est la  scène 2, juste avant que les récitants ne commencent à raconter l’histoire de Don Quichotte  :

Aldonza
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Il est sans importance
pour l’amour, que l’aimée
n’ait jamais existé.
Toi qui peux changer le monde.
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Musique d’opéra

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J’étais tout à l’heure à la médiathèque où j’avais l’intention de me jeter dans l’étude de l’opéra, musique, paroles, corps et biens… Et sagement je choisis,  dans ce qui se trouve encore dans les rayons, Monteverdi, Mozart, Verdi, Strauss, Debussy, Kurt Weil. Et voilà qu’un drôle de CD me saute dans la main. Cela vous est sûrement déjà arrivé : avant même de savoir que vous le voulez, un objet se retrouve serré entre vos doigts et rien ne pourrait vous le faire lâcher, alors même que vous demandez pourquoi vous le voulez ! On peut présumer que c’est l’objet qui vous a choisi : je ne vois pas d’autre explication.
Donc, un opéra dont je n’ai jamais entendu parler veut me dire quelque chose,  en finnois.
J’ai écouté le premier acte, d’abord en regrettant de ne pas le voir sur scène, parce que, reprenez-moi si je me trompe, un opéra est destiné à être représenté dans un théâtre. Et puis j’ai un passé de cinéphile qui m’amène très vite à convertir en images ce que j’entends.
Par ailleurs, je n’ai jamais vraiment été sensible aux musiques du nord de l’Europe, alors que je tends l’oreille dès que j’entends de la musique arabe ou indienne.
Tant pis. Sous peine d’être à la fois ridicule et incomprise, je ne vous dirai pas à quels films m’a fait penser cette musique que j’ai trouvé fort belle, puissante ou tendre, pleine de vies qui s’entremêlent.
Je mettrai même un comble à l’horreur des vrais mélomanes en la chargeant sur mon lecteur MP3.
C’est dire si Armas Launis a toute ma considération !
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La vraie joie

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On cherche une chose et on en trouve une autre, qu’on n’attendait pas : Un pont entre une parole et une autre. Je vous dirai l’autre : Olivier Messiaen a écrit le livret et composé la musique de l’opéra Saint François d’Assise. Sur la première page du livret figure ce dialogue :
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Premier acte, premier tableau.
Une route (…). Saint François et Frère Léon (…) marchent l’un derrière l’autre. Frère Léon devant, Saint François un peu en arrière, à la façon des Frères Mineurs. Tous les deux ont le capuchon sur la tête.
Frère Léon
J’ai peur, sur la route. Quand s’agrandissent et s’obscurcissent les fenêtres, quand ne rougissent plus les feuilles de pointsettia.
Saint François
(Il s’arrête)
Ô terre… Ô ciel… Frère Léon ?
Frère Léon
(Il s’arrête et se retourne)
Mon Père ?
Saint François
Même si le Frère Mineur rendait la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds, la parole aux muets, sache que tout cela n’est pas la joie, la joie parfaite.
(Frère Léon et Saint François marchent à nouveau)
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Ici, vidéos un et deux des répétitions de l’opéra en 1975

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essence


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Quand le mur était neuf, la paix était-elle autre ?

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Cyrano, le vrai, plus fort que Méliès et la NASA !

… il va sur la lune mais aussi sur le soleil !

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L’Autre Monde (1657)
Cette œuvre, considérée comme un des premiers romans de science-fiction, s’articule en deux parties : Histoire comique des Estats et empires de la Lune et Histoire comique des Estats et empires du Soleil. Cyrano décrit à la première personne un voyage dans la Lune et le Soleil et les observations qu’il a pu y faire de sociétés indigènes, dont le mode de vie est parfois totalement différent du nôtre, voire choquant, et parfois au contraire identique au nôtre, ce qui permet à l’auteur d’en dénoncer indirectement les limites. Ce voyage dans l’imaginaire est donc avant tout prétexte à exprimer sa philosophie matérialiste. Les deux récits ne furent publiés qu’à titre posthume, et après « expurgation », par son ami Le Bret. source

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Soleil et lune…  paroles et musiques très beaucoup lunatiques !

L’enterrement de la lune
Au clair de la lune
Sonate au clair de lune

Sous le soleil du mois d’août
Nue au soleil
Avec ce soleil

Le soleil a rendez-vous avec la lune

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L’attente… de madame Butterfly

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d’après une photo

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C’est encore une histoire de mec qui fait n’importe quoi. Dans cet opéra de Puccini, joué pour la première fois en 1904, madame Butterfly est une jeune japonaise qui épouse un officier américain de passage au Japon. Elle l’aime, alors qu’il ne voit en elle qu’une passade. Lorsqu’il part, elle élève seule leur fils de 3 ans et continue à l’attendre. Chaque jour elle va guetter son retour.
Lorsqu’il revient enfin, elle découvre qu’il s’est marié et qu’il vient, avec son épouse, pour emmener son fils. Elle accepte de le lui confier et se poignarde, pour ne pas vivre sans amour ni honneur. Rideau. (source)
Sur ce même air (Un bel di vedremo), une vidéo/dessin animé.

Écoute ! Sur la mer calmée,
Un jour, une fumée
Montera comme un blanc panache !
Et c’est un beau navire, qui, faisant relâche,
Entre dans la rade !
Entends sa canonnade !
Écoute et regarde !
Moi, d’accourir, je n’ose ! Non, non ! je reste là, guettant
Sur la route ! J’écoute ! Pourtant
Qu’il m’en tarde,
Presque joyeuse, l’heure s’écoule !
… Voici qu’on peut distinguer, dans la foule,
Un homme qui chemine,
Et gravit la colline !
Qui est-il ? qui est-il ?… Jusqu’au seuil il arrive.
Que dit-il ? que dit-il ?
Je l’entends “Butterfly” sans qu’il me voie !
Moi, je me tais cachant mon émotion trop vive,
Par badinage… et pour ne pas mourir de joie.
Et lui, le cœur en peine,
M’appelant, redira : “Petite femme aimée,
Au parfum de verveine !”
Doux noms auxquels je suis accoutumée !
Tout cela
Adviendra,
Je te l’assure ! Sois désormais sans crainte ! Moi,
Du profond de l’âme, j’ai foi.
source

L’opéra a inspiré à William Sheller une chanson : Le Capitaine. Frédéric Mitterand en a fait un film.

L’air : « Un bel di vedremo », ou « sur la mer calmée » en français, a connu de nombreuses interprètes, dont Rosina Storchio lors de la création de l’opera puis  Maria Calas et Ying Huang dans le film de Mitterand. La version que j’ai retenue sur d…zer est celle de Montserrat Caballé : mon critère est simple et très personnel, il consiste à choisir la musique que je ne peux pas arrêter avant la fin même si je viens d’en écouter une dizaine d’autres versions. 🙂

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Musique

Le père Noël a livré presque à l’heure le CD des Chants sacrés de Barbara Hendricks…

… que j’ai pu écouter en concert à trois reprises par le passé.
J’avais depuis longtemps déjà ces chants sur K7, mais c’est assez difficile à mettre sur un lecteur MP3… Après Gounod, Schubert, Penderecki, Bernstein, et d’autres, elle chante 3 negro-spirituals ; mais c’est dans un autre de ces chants que je la préfère…

A écouter ici