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Requiem 2011…

… mais aussi, quelle idée de passer un réveillon avec le requiem de Mozart, dont quelques notes m’avaient traversé l’esprit alors que je traversais la cuisine… D’abord, identifier ces quelques notes, qui passaient par quelques images d’un film – Amadeus – et puis envie d’en entendre plus, d’où plongée dans ma pile de CD en espérant un miracle, et puis trouvaille d’un coffret à 1,99 euros de 2007, avec plein de Mozart dedans, et pas la moindre idée de qui avait planqué cette chose chez moi.
J’ai donc écouté avec plaisir ce Requiem – après tout, j’étais seule !
Et puis l’affaire se corse quand, désirant comparer le « Lacrimosa » avec d’autres versions, je file sur D++zer, site où il suffit de demander… mais ce que j’entends alors n’a rien à voir – sauf le compositeur et le titre – avec « mon » Lacrimosa. Une virée sur Wikichose, histoire d’être un peu moins ignare, et enfin une plongée dans des vidéos de concert… Et il ressort de tout cela que mon « Lacrimosa » est en réalité un « Confutatis » et… que pour 1,99 euros, il ne faut pas trop exiger. Déjà que le vague souvenir de mes « humanités » me soufflait très fort la question de pourquoi « Lacrimosa » et pas « Lacrymosa » ? mais ne cherchons pas la petite bête, en ce jour de l’an.
Vive Mozart !
(tous commentaires, renseignements ou plaintes de mélomane averti(e) seront bien accueillis, merci d’avance)

Et bonne année à tous et toutes !

Avec une carte spéciale pour MC …


(La photo du pigeon originel est à imputer à son auteur)
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Fable rustique

La tortue ayant rampé tout l’été
arriva au bout du pré.
Déjà l’automne faseyait dans les haies
où les lapins fuyaient les chasseurs embusqués,
lorsque Dame Tortue, fort essoufflée,
avisa l’un ou l’autre de ces Tartarins de civet.
« Tire-toi, lui dit l’homme, ou je tire ! »
Dame Tortue considéra longtemps un de ses ongles
aussi vert, à présent, que l’herbe de la jongle,
Puis elle soupira.
«  Je ne peux pas, dit-elle, car je suis arrivée
au bout du pré. Où irais-je, et comment avancer
avec ces plaies ? Mais vous êtes, Chasseur,
éclatant de santé et d’une humeur sans peur.
Pourquoi tenir ici quand si vaste est le monde ? »
A ces mots le chasseur épaula
et cria :
« Ta faconde,
m’ouvre les yeux, Tortue.
A quoi sert d’espérer un lapin impromptu
quand, sous ma chevrotine,
apparaît l’héroïne
d’une soupe bien connue ?  »
L’homme tira, ce loustic.

Tirons-nous donc sans hic,
ô truculent public,
de cette fable balistique :

car il est l’heure, à vue de nez,
de souper
sans tuer, s’il vous plaît.

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Un gros mensonge

 

A observer ce qui se passe, je comprends subitement que, depuis l’enfance, on m’a menti.
Non, il ne faut pas aider les pauvres gens, ni aimer son prochain voisin, ni couper son manteau en deux, ni croire ce qui est écrit sur le fronton des bâtiments. C’est des menteries.
Il faut aider les riches, les puissants, les chanceux, les champions, ceux qui ont un Q.I. d’enfer et au moins sept voitures neuves dans leur garage : une par jour, c’est un minimum syndical. Et aussi ceux qui gagnent le gros lot, ceux qui portent des costards faits sur mesure en Angleterre (pas en Inde ou en Chine, comme vous et moi), et prennent l’air du temps avant de s’habiller, et aussi ceux dont on se demande comment ils ont fait pour arriver si haut – mais ils y sont.
Non, aider son prochain voisin, c’est caca. N’y croyez pas. Les trop jeunes, les trop vieux, et les filles qui en ont devant et derrière mais aussi – malheureusement – en haut : niet ! Faut pas écouter ces gens-là qui vous prennent le pain dans la bouche et ne le rendent jamais. En plus, ils ont des opinions déplorables, mais c’est normal : ils n’ont jamais rien compris. On n’arrête pas de le leur dire.
Alors, arrêtez de bloquer le pays, bande de pauvres !

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L’à faire du mois : bricoler un chemin

C’est la Mère Castor qui nous y convie :

« Lecteur piaffant et prêt à en découdre, Mère Castor te propose de dérouler, d’imaginer, de paver, de goudronner, de caillouter, de border ou de broder, de dessiner ou de bricoler avec tes petits un bout de route, un morceau de chemin, un sentier, bref un passage imaginé pour aller de là à là ou ailleurs, vers les fonds reptiliens ou sur les pas de la Grande Ourse, vers où tu veux et surtout comme tu veux. Un bout de chemin avec et pour la Mère castor, d’accord ?  »
Soyons sérieux : un chemin, ce n’est pas une petite affaire, ça engage des pieds, qu’ils soient de poule ou d’alexandrins, mais surtout bien chaussés. Un chemin pour aller loin, ou pas plus loin que le bout de son nez, assis très très longtemps sur un coussin, ou par un chemin de traverse qui va peut-être quelque part, mais comment le savoir avant de s’y être, peut-être, embourbé ?

Donc, soyons sérieux : voici un jeu. On clique :

Le jeu de L’OA de Mifa.

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Chabadabadinage

Il y a le chat potiche

Le chat plié

Le chat kitschhhhhhhh

Le chat La Chatte Sur Un Toit Brûlant Beaubourg

Le chat égyptien

Le chat de Chefchaouen

Le chat matheux

Le chat penseur

Et il y a des fois où on s’en méfie

Et des cas où les met au rebut en boite.
Et c’est ici !

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Kitsch de luxe

Zapper amène parfois à découvrir des programmes télé moins nuls qu’on ne l’aurait pensé, encore que traîner mes pantoufles toute une semaine dans des volcans aux vapeurs méphitiques, sur Arte, m’aurait presque poussée vers n’importe quoi, à cette heure-charnière de la journée où je me souviens que je n’ai rien avalé depuis le matin et que je m’installe avec mon quatre heures faisant office de dîner.
Dans la soirée, pourtant,  mon œil s’est allumé devant une pub – tandis que mon neurone  de service braillait :  » Alerte, Aleeeeerte ! kiiiiitsch en vuuuuuue ! ».


Ce n’était pas du kitsch de bazar ou de la paillette fatiguée, ni du coeur percé de la flèche fatale et dégoulinant d’hémoglobine… Non, c’était frais, comme du Walt Disney en plus smart et presque féérique:  du kitsch de luxe,  assumé bien que mesuré, un brin obsessionnel et magique. A l’arrivée : un parfum et un nom.
Un peu plus tard, ayant dressé
l’œil à défaut de l’oreille, je me régalais d’un pas de danse – le danseur du milieu – dans une pub pour une boisson à l’orange : la grâce masculine me semble trop rare pour en perdre une miette… et cette seconde d’élégance dans un monde de brutes méritait bien quelques mots de gratitude, je crois.
… On va réclamer la mort du cygne et le boléro de Ravel à TF1 et le Muppet show  avec Patrick Dupond à M6 (ce gars a fait mieux que Fred Astaire ce jour-là !).

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Une kitscherie verbale ?

Délicieuse comme une cuillerée de chantilly, sucrée comme une meringue, goûteuse comme un pain aux raisins et croustillante comme un croissant : une acrobatie verbale et diplomatique. Et pour tout dire, un arrière-goût de kitscherie. Un peu comme ceci, mais en plus réussi :

Et c’était à lire sur RUE 89.


Favoriser les replis communautaires…

J’en suis encore… baba.