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Lièvre en mars, année 2138

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C’est aujourd’hui vendredi 4 mars que commence l’année tibétaine du Lièvre de Fer 2138.
D’autres traditions comportent également un Lièvre, ainsi le Sénégal qui conte l’histoire de Leuk le Lièvre, dont Léopold Sédar Senghor, ancien Président et poète, a rédigé quelques aventures dans un manuel destiné aux scolaires.
Notre lièvre est, en vérité, anglo-saxon, bien que nous ayons plus d’affinité avec un certain goupil, dit Renard, dont la ruse a toujours déjoué les mauvais tours et les coups du sort.
Le Lièvre de Mars, issu d’une expression anglaise qui qualifie ainsi un comportement pareil à celui qu’on peut observer chez les lièvres au début du printemps, est une créature de l’écrivain anglais Lewis Carroll. En compagnie du Chapelier et du Loir, ce Lièvre de Mars prend perpétuellement le thé parce qu’il est perpétuellement 6h, l’heure du thé. On en lira le pourquoi au chapitre 7 du livre Alice au pays des Merveilles.

Le Lièvre de Fer tibétain arrive cette année en mars.
Qu’il soit auspicieux pour tous les tibétains !

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Tux et le Thibet

Suis tombée par hasard sur le mot Thibet pour Tibet, en fouillant G**gle à la recherche d’autocollants.  Étonnée, car cette orthographe n’a plus cours depuis des lustres.  Sauf sur des documents anciens, tels que ceux-ci :



En fait, le Tibet ne s’est jamais nommé Thibet ou Tibet que pour les non – tibétains. En voici la preuve, apportée par Tux, créé par Linux comme mascotte et tenant ici un drapeau du Tibet où figure, en tibétain, une inscription :

Gros plan sur le drapeau :

On remarque sous le drapeau une inscription en tibétain. Si je ne me trompe, on déchiffre : Peu rangzen, ce qui signifie, en tibétain : Tibet libre, comme Free Tibet. En somme, une pierre de Rosette (Non, j’exagère !) Bref, on savait déjà que ce nom de Tibet ou Thibet a été donné à ce pays par ses voisins et propagé par les touristes, entre autres.
Et voilà comment, partie à la recherche d’un timbre, je suis revenue avec un manchot.
Et Peu rangzen, maintenant !


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Un petit bout en plus…

… parce que j’avais choisi des livres pas très récents : façon de dire que les français « de la rue » ont  depuis longtemps accès à la parole des tibétains.
Pour ceux qui seraient intéresses par des parutions plus récentes sur le bouddhisme, la question du Tibet et les échanges Orient-Occident (voir aussi le livre de Matthieu Ricard et Jean-François Revel : Le moine et le philosophe, ed. Pocket), voici quelques titres :
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On peut cliquer sur les photos pour les agrandir. Et ne croyez pas que j’ai tout lu : je fais des provisions pour mes vieux jours… puisqu’il paraît qu’on peut vivre jusqu’à 130 ans maintenant…

Le petit bout de la lorgnette

J’ai lu avec étonnement cet article de Tibet-info, dans lequel (je cite) « (…) monsieur Jean-François Copé, président de l’UMP, a affirmé que « la plupart des Français savent très peu de choses au sujet du Tibet » et que ce qu’ils apprennent vient « d’observateurs français ». Il aurait été utile qu’il précise ce qu’il entendait par cette expression. Il apparaît que monsieur Copé ignore que la France est, avec la Russie, le premier lieu en Occident où le tibétain a été enseigné à l’université (depuis 1842 aux Langues Orientales). L’école française de tibétologie est connue dans le monde entier pour la qualité de ses recherches. Deux chaires sont consacrées aux études tibétaines à l’École pratique des Hautes Études, trois équipes du CNRS comptent des tibétologues, cinq grandes bibliothèques de recherche en France possèdent des fonds tibétains importants et la BNF est en possession d’une partie des manuscrits de Dunhuang, premiers documents historiques en langue tibétaine (VIII-Xe s.). Nous sommes un certain nombre de spécialistes qui consacrons notre vie à l’étude de la culture, de la langue, de l’histoire et de la civilisation tibétaines et dont les travaux sont accessibles au grand public.« 


Il est certain que, lorsque, en 1989, Le Dalaï Lama a reçu le prix Nobel de la paix, il n’a pas fait un tour de France pour nous confier : « Vous savez, j’ai reçu le prix Nobel de la paix ». Nous l’avons appris par la presse.
Hormis cela, nous autres qui ne sommes pas tibétologues, avons tout de même accès depuis fort longtemps à la parole tibétaine, que ce soit dans les centres où l’on étudie le bouddhisme, dans les livres et témoignages, dans d’autres lieux tels que restaurants ou boutiques, et plus récemment dans des films  tels que « La coupe », ou ce roman sur la prodigieuse aventure de Sherlock Holmes au Tibet… N’en déplaise à certains, le Tibet parle aussi.



Voeux

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Il n’y a pas d’heure ni d’année mais il y a tous les instants pour penser au Tibet,
à ce que, dans l’exil, il emporte et apporte maintenant.

Vive le Tibet libre !

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Du pain et des jeux, ou bien Arte ?

Moins drôle que les jeux du cirque, il m’a fallu fuir hier (et dorénavant, j’en ai peur) mon journal télévisé habituel,


et me réfugier sur Arte où, bonne idée, on racontait « Tintin au Tibet » en alternant images de la BD et vues réelles. Quel délice de voir des moines bouddhistes tibétains commenter la « lévitation  » de « Foudre Bénie » !

J’étais donc plus attentive, ce matin, aux nouvelles du jour. Et voici que je lis, presque par hasard, un article concernant Odon Vallet, que je situe très vaguement…

Extrait:

 » Q. Vous connaissez bien les milieux du pouvoir, que pensez-vous des riches et du rapport des Français à l’argent ?
R. Il faut que les riches prennent conscience que dans le monde entier, les écarts sociaux se sont creusés, parce qu’il n’y a plus de guerre. L’égalité sociale, c’était la guerre au XXe siècle.
On l’a oublié, mais l’impôt sur le revenu a été créé en 1917. La Sécurité sociale, par Pierre Laroque en 1945, vient du plan Beveridge de 1942. Les deux guerres mondiales ont poussé à un rapprochement des conditions. Or, depuis 60 ans, il n’y a plus de guerre.
L’augmentation des richesses pendant cette période n’a pas été suivie d’une répartition des richesses équivalente. Partout les écarts sociaux se creusent, en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Russie…
Dans l’avenir, je pense que les choses vont s’inverser. Pas à cause d’un grand soir, mais parce que ces écarts économiques ont les mêmes effets que l’égalitarisme absolu prêché par le communisme. Cela affaiblit les classes moyennes, crée de la pauvreté et réduit les possibilités de croissance.
En France, il est nécessaire d’avoir une certaine réindustrialisation pour réduire le chômage. Au marché, vous trouvez des chemises à 10 euros, des chaussures à 15 euros, fabriquées en Chine. Mais avec les coûts de transport, la hausse des salaires dans les pays émergents, il n’est pas impossible de produire en France de manière compétitive. Cela va faire des opportunités en Europe.
(…)
Une société avec 10% de chômeurs officiels (plus en réalité) ne peut pas fonctionner sur le long terme. Quand vous avez des cités avec beaucoup de chômeurs, vous avez de la pauvreté et de l’assistance, du pain et des jeux, des allocations et des paris en ligne. « 

… Mais qui est donc Odon Vallet ?

 » Carrière :
* Maître de conférences à Sciences-Po de Paris (1973-1989).
* Chargé de cours aux universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris Diderot (depuis 1990). Il y enseigne désormais la culture générale (problèmes politiques et sociaux contemporains) en Licence d’administration publique et en Master 1 de droit public.
* Créateur de la fondation Vallet (1999).
* Administrateur du Groupe des populaires d’assurances (GPA) (1976-1977), d’Athéna (1977-1989), d’Eurassur (courtage en assurance) (1990-2002), des éditions Gallimard Jeunesse (1998-2002), et de Madrigall (1999-2006), administrateur (1995-2003) et vice-président (1998-2003) de la banque Eurofin.
* Auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) (1982-1983).
Dans les années 1970, il a collaboré à la revue homosexuelle Arcadie[5].
Il est également spécialiste de l’Asie, du Proche à l’Extrême-Orient (notamment du Viêt Nam) et de l’Afrique où il a multiplié les voyages.
Estimant que ses ressources d’enseignant et écrivain couvrent largement ses besoins, il décide en 1999 de placer l’imposante fortune dont il a hérité dix ans plus tôt de son père, ancien dirigeant de la société d’assurance GPA-Athena. Il crée ainsi la fondation Odon Vallet, sous l’égide de la Fondation de France[2].
Fondation Vallet
Odon Vallet fonde avec son frère, Jean-Daniel en 1999, la fondation Odon Vallet. Placée sous l’égide de la Fondation de France[6], la fondation Vallet remet aux étudiants brillants mais défavorisés de Paris, du Bénin et du Vietnam[7],[8] des bourses afin de les aider à poursuivre leurs études. Cette association serait la plus prodigue d’Europe[9].
Odon Vallet a déclaré concernant sa fondation : « Je possède de quoi vivre. J’ai décidé, en hommage à mon père, de redistribuer cet argent dans un domaine que je connais bien : l’éducation[10]. ». En effet, « avant de faire fortune dans les assurances, mon père, qui était fils d’ouvrier, a connu de gros problèmes pour mener à bien ses études. C’est pourquoi j’ai souhaité, grâce à son argent, aider des jeunes qui vivent les mêmes difficultés. J’ai également choisi cette cause parce que je suis enseignant », précise-t-il. « Je connais les soucis de certains élèves qui ne savent pas toujours où et comment trouver de l’aide, d’autant que les professeurs ne s’intéressent pas forcément à leur situation personnelle[3]. »
(pour en savoir plus : Source)

« Redistribuer » : les uns redistribuent les conséquences de leurs erreurs la crise, les autres redistribuent ce qu’ils ont fait de bon et même ce qu’ils ont reçu de bon.
Du pain et des jeux (sans le pain) ou Arte… Finalement, vive Arte !

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« Frapper fort »

(Ceci est la copie de mon article sur un autre blog, que je transporte ici en raison de problèmes techniques là-bas)

Pendant que le Dalaï-Lama recevait à Washington la médaille de la démocratie, les chinois se préparaient  à  mettre en place leur opération « Frapper fort » qui consiste, comme son nom l’indique, à frapper fort …sur les pauvres gens qui ont tort d’être tibétains au lieu d’être chinois, surtout un 10 mars. C’est à y perdre son latin, si on considère que le Tibet a été longtemps quelque chose comme une théocratie et que la Chine est, en principe, et c’est elle qui le dit, une démocratie. Je vais donc agiter ici – au figuré – le fameux drapeau tibétain qu’aucun tibétain n’a le droit d’agiter sans se retrouver… (j’hésite entre toutes les déclinaisons possibles du « Frapper fort »…) …frappé (vraiment très) fort.

Je précise, cependant, que le vrai drapeau tibétain ne comporte pas la bande bleue qui figure au bas de cette image, et qu’on pourrait qualifier de « pléonasme » puisqu’un drapeau, hein, par définition, c’est bien aussi un symbole de liberté… les chinois sont au courant, d’ailleurs, puisqu’ils l’interdisent. Je précise que ce drapeau figurait déjà sur des photos en 1949… époque où le Tibet était encore un pays où l’on pouvait être photographié avec son propre drapeau.

Je n’oublie pas non plus, quoiqu’avec beaucoup de sérénité, qu’un drapeau tibétain m’a été arraché des mains ici-même, dans notre belle France, sous l’oeil rigolard de quelques visiteurs venus acheter nos avions. Et je n’ai pas été la seule. Mais passons.  Tiens, je vous le refais autrement… sans oublier que le Dalaï-Lama ne demande qu’une réelle autonomie au sein de la Chine.

N’oubliez pas non plus ce regard.
S’il vous plaît.

Aider le Tibet ?