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Q.I. mortel

C’est vrai que tuer une déficiente mentale de 41 ans, ça doit beaucoup l’aider à comprendre que tuer, c’est mal.
C’est vrai que l’injection létale, c’est beaucoup plus civilisé que la lapidation.

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Hilarant jeu de rôles ?

Si vous pensez qu’on peut rire de tout, allez rire, c’est ici.

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J’ai craqué !

C’était trop tentant.

La jaquette du livre comporte un trou rond par lequel on voit la photo (je suppose) de l’auteur du livre. Et quand on retire la jaquette, on découvre sur la couverture, identique à la jaquette, cette inscription : collez ici votre photo (flèche vers la tête du monsieur). Donc, en refermant la jaquette c’est votre tête qui apparait au dessus du corps du Bouddha. (J’ai été tentée, mais faut pas pousser : même détournée, ça reste une image du Bouddha)
Le reste est à l’avenant.
J’ai craqué, je vous dis. Un manuel pour devenir Bouddha en 5 semaines, mais que demande le peuple ? et pour 7,50 euros seulement, moyennant quelques petits exercices répartis sur 5 semaines.

Ce livre est au Dharma du Bouddha ce que le poster d’un paradis tahitien est aux fresques de Michel-Ange.

Il s’y trouve néanmoins des citations des sutras, paroles du Bouddha, quelques références à Thich Nhat Hanh et à Chögyam Trungpa, et une ou deux anecdotes amusantes. Mais tout le reste n’est même pas du « dharma light », c’est n’importe quoi gentiment et presque honnêtement exposé. L’auteur, un psychologue italien auteurs de best-sellers y retouche des enseignements qu’il a lus ailleurs et propose même des mantras de sa composition, dans la joie et la bonne humeur…

A l’origine, le deuil d’un fils trop tôt disparu, dit-il. Nous sommes tous des bouddhas, dit-il. Il a raison, mais sûrement pas parce que le Bouddha était un psy – qu’il dit, et le bouddhisme, juste une approche psychologique dont il retouche les données. On pourrait se demander pourquoi tant de grands maîtres ont passé des dizaines d’années en retraite dans des grottes perdues au fin fond des montagnes tibétaines, alors que 5 semaines avec ce manuel de 163 pages auraient suffi !

Mais je souris. Le plombier anglais, en son temps, avait amené dans des centres bouddhistes beaucoup de gens intéressés. J’espère que ce manuel en fera autant.
Et j’ai beaucoup aimé l’anecdote sur Toto, ce merveilleux acteur italien.

(toutes mes excuses pour la mauvaise qualité du scan)

La Joconde était multitâches


Et c’est le cas de toutes les femmes, a priori. Mais pas les hommes. Je croyais bêtement que tout le monde était fait pareil, à l’exception de quelques détails mineurs et anatomiques. Mais non. Les hommes, disent les anglais, ne sont pas multitâches. Ils travaillent sur la profondeur. Voire.
Parce que, en même temps, surveiller la cuisson des pâtes, répondre au téléphone, expliquer au gamin que deux et deux ne font pas cinq et se gratter avec l’orteil une piqûre de moustique sur l’autre pied, les hommes ne savent pas faire. Ils travaillent sur la profondeur. (J’entends un cancre, au fond de la classe, qui demande quelle profondeur il pourrait y  avoir à surveiller la cuisson des pâtes, les devoirs du gamin, parler à la copine ou se gratter le cou-de-pied ).

Et c’est à lire ici.

Allons-nous devoir travailler sur la profondeur, en abandonnant aux hommes la cuisson des pâtes, les additions du gamin, les moustiques et le portable ? Sans compter la lessive, les courses, le repassage, la cuisine…et le vernis à ongles, bien obligé.

Dans l’expectative… plus de question

Mon autre blog à nouveau en panne, je  ne pose pas plus une question sérieuse. Plaisantins, ahuris et fanatiques ne pas s’abstenir (smile).


Et  (sans rapport) à propos d’expectative…


« Frapper fort »

(Ceci est la copie de mon article sur un autre blog, que je transporte ici en raison de problèmes techniques là-bas)

Pendant que le Dalaï-Lama recevait à Washington la médaille de la démocratie, les chinois se préparaient  à  mettre en place leur opération « Frapper fort » qui consiste, comme son nom l’indique, à frapper fort …sur les pauvres gens qui ont tort d’être tibétains au lieu d’être chinois, surtout un 10 mars. C’est à y perdre son latin, si on considère que le Tibet a été longtemps quelque chose comme une théocratie et que la Chine est, en principe, et c’est elle qui le dit, une démocratie. Je vais donc agiter ici – au figuré – le fameux drapeau tibétain qu’aucun tibétain n’a le droit d’agiter sans se retrouver… (j’hésite entre toutes les déclinaisons possibles du « Frapper fort »…) …frappé (vraiment très) fort.

Je précise, cependant, que le vrai drapeau tibétain ne comporte pas la bande bleue qui figure au bas de cette image, et qu’on pourrait qualifier de « pléonasme » puisqu’un drapeau, hein, par définition, c’est bien aussi un symbole de liberté… les chinois sont au courant, d’ailleurs, puisqu’ils l’interdisent. Je précise que ce drapeau figurait déjà sur des photos en 1949… époque où le Tibet était encore un pays où l’on pouvait être photographié avec son propre drapeau.

Je n’oublie pas non plus, quoiqu’avec beaucoup de sérénité, qu’un drapeau tibétain m’a été arraché des mains ici-même, dans notre belle France, sous l’oeil rigolard de quelques visiteurs venus acheter nos avions. Et je n’ai pas été la seule. Mais passons.  Tiens, je vous le refais autrement… sans oublier que le Dalaï-Lama ne demande qu’une réelle autonomie au sein de la Chine.

N’oubliez pas non plus ce regard.
S’il vous plaît.

Aider le Tibet ?

Neruda

… A peine revenue, je repars quelques jours quelque part et vous laisse  en la meilleure  compagnie, celle d’un grand poète : Pablo Neruda (J’ai marqué « lecture » dans « catégorie », mais lire Neruda…  bien plus que de la lecture !)

coquillage2
source


Barcarolle ( extrait)

Si seulement tu touchais mon cœur,
si seulement tu posais ta bouche sur mon cœur,
ta fine bouche, tes dents,
si tu posais ta langue comme une  flèche rouge
là où bat mon cœur poussiéreux,
si tu soufflais dans mon cœur, près de la mer, en pleurant,
il résonnerait d’un bruit obscur, avec le roulement d’un train de rêve,
comme des eaux vacillantes,
comme l’automne en feuilles,
comme le sang,
comme un bruit de feuilles humides brûlant le ciel,
résonnant comme rêves, comme branches ou pluies,
comme sirènes de port triste,
si tu soufflais dans mon cœur près de la mer,
comme un fantôme blanc,
au bord de l’écume,
en plein vent,
comme un fantôme déchaîné, au bord de la mer et pleurant.
(…)

Veux-tu être le fantôme qui dans son stérile, dans son triste instrument
souffle solitaire, près de la mer ?
Si seulement tu appelais,
son timbre prolongé, son sifflet maléfique,
son ordonnance de vagues blessées,
quelqu’un viendrait peut-être,
quelqu’un viendrait,
des cimes des îles, du fond de la mer pourpre,
quelqu’un viendrait, quelqu’un viendrait.

Quelqu’un viendrait, souffle avec fureur,
qu’il résonne comme une sirène de bateau brisé,
(…)