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Le cri de la carotte

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Pendant que je faisais une pause en famille, ces derniers jours loin de chez moi, j’ai lu, j’ai lu, j’ai lu plusieurs livres dont celui-ci :

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Et j’ai tout lu, les 365 textes. Autant dire que j’ai un an d’avance : une bonne chose de faite. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai tout compris, ni que je ne me suis pas ennuyée une seule fois. Parfois, ce qui est dans les livres reste dans les livres, je dirais même souvent. Et surtout s’il s’agit de Zen.
Mais j’ai beaucoup aimé cette page :
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La vie, rien que la vie. Et le cri ténu de la carotte !
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Hélas, il n’y a rien à faire : « Même si l’hôtesse est vivante, j’entends toujours crier la vache », ai-je dit à ma fille qui riait.
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Fable rustique

La tortue ayant rampé tout l’été
arriva au bout du pré.
Déjà l’automne faseyait dans les haies
où les lapins fuyaient les chasseurs embusqués,
lorsque Dame Tortue, fort essoufflée,
avisa l’un ou l’autre de ces Tartarins de civet.
« Tire-toi, lui dit l’homme, ou je tire ! »
Dame Tortue considéra longtemps un de ses ongles
aussi vert, à présent, que l’herbe de la jongle,
Puis elle soupira.
«  Je ne peux pas, dit-elle, car je suis arrivée
au bout du pré. Où irais-je, et comment avancer
avec ces plaies ? Mais vous êtes, Chasseur,
éclatant de santé et d’une humeur sans peur.
Pourquoi tenir ici quand si vaste est le monde ? »
A ces mots le chasseur épaula
et cria :
« Ta faconde,
m’ouvre les yeux, Tortue.
A quoi sert d’espérer un lapin impromptu
quand, sous ma chevrotine,
apparaît l’héroïne
d’une soupe bien connue ?  »
L’homme tira, ce loustic.

Tirons-nous donc sans hic,
ô truculent public,
de cette fable balistique :

car il est l’heure, à vue de nez,
de souper
sans tuer, s’il vous plaît.

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A faire du mois d’octobre : Une recette volcanique

La Mère Castor nous met le feu !
Ainsi donc, voici en images une histoire très courte avec flammes et rata obligé.





N’oubliez pas votre GPS !


.F Liens des images pillées sans vergogne chez l’ami G**gle :

 

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Un gros mensonge

 

A observer ce qui se passe, je comprends subitement que, depuis l’enfance, on m’a menti.
Non, il ne faut pas aider les pauvres gens, ni aimer son prochain voisin, ni couper son manteau en deux, ni croire ce qui est écrit sur le fronton des bâtiments. C’est des menteries.
Il faut aider les riches, les puissants, les chanceux, les champions, ceux qui ont un Q.I. d’enfer et au moins sept voitures neuves dans leur garage : une par jour, c’est un minimum syndical. Et aussi ceux qui gagnent le gros lot, ceux qui portent des costards faits sur mesure en Angleterre (pas en Inde ou en Chine, comme vous et moi), et prennent l’air du temps avant de s’habiller, et aussi ceux dont on se demande comment ils ont fait pour arriver si haut – mais ils y sont.
Non, aider son prochain voisin, c’est caca. N’y croyez pas. Les trop jeunes, les trop vieux, et les filles qui en ont devant et derrière mais aussi – malheureusement – en haut : niet ! Faut pas écouter ces gens-là qui vous prennent le pain dans la bouche et ne le rendent jamais. En plus, ils ont des opinions déplorables, mais c’est normal : ils n’ont jamais rien compris. On n’arrête pas de le leur dire.
Alors, arrêtez de bloquer le pays, bande de pauvres !

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Ces petites vies à la recherche du bonheur

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Extraits de : « 365 méditations quotidiennes du Dalaï-Lama »
Presses de la Renaissance
Édité chez Pocket – Spiritualité

Je pense que chaque être humain a un sens inné du moi. Nous ne pouvons expliquer d’où nous vient ce sentiment, mais il existe. De lui nous vient un désir d’être heureux et de surmonter la souffrance. Cela est tout à fait justifié : nous avons par nature le droit d’être aussi heureux que possible, tout comme nous avons le droit de ne pas souffrir. L’histoire de l’humanité tout entière s’est développée à partir de ce sentiment. Et d’ailleurs, cela n’est pas réservé aux seuls êtres humains : du point de vue bouddhiste, même le plus petit insecte éprouve ce sentiment et, selon ses capacités, cherche à devenir plus heureux et à éviter les situations malheureuses. (page 195)

Pour ce qui est des conflits et des différences, de toutes les différentes espèces d’animaux sur cette planète, les humains sont les plus grands fauteurs de troubles. Cela est clair. J’imagine que s’il n’y avait plus d’humains sur cette planète, elle serait un endroit plus sûr. Il est certain que pour des millions de poissons, de poulets et autres petits animaux, ce serait là une véritable libération. (page 176)

Certains font remarquer que, de toute façon, les animaux d’entre-dévorent. C’est exact, mais on ne peut nier que les animaux qui mangent les autres ont un comportement simple et direct : quand ils ont faim, ils tuent, quand ils n’ont pas faim ils ne tuent pas. On est loin de l’attitude des hommes qui abattent des millions de vaches, moutons, poulets et autres juste pour le profit. Un jour, J’ai rencontré un Juif polonais, un homme bon et intelligent. Comme il était végétarien et que les tibétains ne le sont pas, il me dit : «  Je ne mange pas d’animaux, mais si j’en mangeais, j’aurais le courage de les tuer moi-même. ». Nous, les tibétains, nous faisons tuer les animaux par les autres, et ensuite nous les mangeons !  (Rire)      (page 178)

Celui qui n’éprouve pas la moindre hésitation ni la moindre compassion en tuant un animal ou en le faisant souffrir aura logiquement plus de mal qu’un autre à en éprouver envers ses congénères. Il est toujours dangereux d’ignorer la souffrance d’un être, quel qu’il soit, même s’il nous apparaît nécessaire de le sacrifier pour être utile au plus grand nombre. La nier, ou éviter d’y penser, est une solution commode, mais cette attitude ouvre la porte à tous les excès, comme on le voit pendant les guerres. Elle détruit aussi notre propre bonheur. Je le dis souvent, l’empathie ou la compassion finissent toujours par nous être bénéfiques. (page 177)
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Que mange-t-on aujourd’hui ?

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Je rebondis sur l’article de Lung Ta Zen sur la malbouffe et la pandémie de l’obésité. Le lien de cause à effet entre malbouffe et obésité est assez évident pour que certaines campagnes soient faites  pour inciter l’individu lambda à manger 5 fruits et légumes par jour… Ce qu’il ferait volontiers, sans doute, jusque au moment où son regard s’arrête sur les prix. C’est ce que je fais. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, dit l’adage populaire. Bien sûr, rien n’oblige au végétarisme… (dont j’ai déjà parlé : l’association féculents/légumineuses produit les protéines dont le corps humain a besoin, sans que soient infligées aux animaux les souffrances qu’ils endurent avant d’arriver dans notre assiette. Et sans que notre assiette soit une bombe à retardement.)

Le Bouddha et les animaux
Destinées
L’espèce humaine n’a pas l’exclusivité des droits
Sur la souffrance des animaux
Qui mange-t-on ce soir ?

En revanche, on peut agir pour que recule la course au profit qui est à l’origine de cette pandémie, selon William Reymond (cité par Lung Ta Zen). L’Histoire montre que le peuple finit toujours par avoir raison… ou bien il disparaît. Dans cette pandémie, c’est aussi à nous-mêmes, à notre santé, qu’il faut penser en termes de non-violence.

Le Bouddha et les animaux

Le Bouddha arrive dans un endroit où un religieux s’apprête à faire un gigantesque sacrifice d’animaux.  Le Bouddha ne dit mot, mais le religieux insiste pour connaître sa position sur le sujet.
« Le religieux, qui était somme toute un brave homme, fourvoyé dans des vues erronées mais à l’esprit sincère, changea alors de ton et, conséquemment, le Bouddha lui répondit. Il dénonça fermement les sacrifices d’animaux et la pratique des “feux” malsains de l’avidité, de la haine et de l’illusion, qui tous entraînent le mal et la violence à l’égard des êtres vivants, et il loua les “feux” purs, sources de bien-être. Convaincu, le religieux, qui sans doute n’attendait que cela, décida de renoncer à ses sacrifices sanglants, et de libérer son troupeau d’animaux, s’exprimant avec la force poétique de l’émotion heureuse et sereine :

“Je rends à la liberté tous mes animaux, je leur laisse la vie. Qu’ils mangent librement de l’herbe, qu’ils boivent librement l’eau fraîche, qu’ils jouissent de la douceur du vent soufflant sur leur corps.”

Le bouddhiste évite de faire souffrir les êtres vivants.
En matière de respect de nos frères animaux, pas grand chose n’a changé de nos jours. Ou plutôt si, les animaux ont été chosifiés, leur massacre a été désacralisé, et se produit actuellement à l’échelle industrielle. Le Bouddha, de la même façon qu’il combattait les sacrifices d’animaux, que ce soit à titre religieux ou alimentaire (cf. à ce dernier titre le sermon très clair intitulé Jîvaka Soutta, Majjhima-Nikâya 55), aurait condamné l’attitude insensible, avide et irresponsable des sociétés humaines actuelles à l’égard de la nature. Il aurait trouvé abjects les élevages industriels et les usines à viande, au sein desquels chaque année des dizaines de milliards d’animaux connaissent une vie de cauchemar, pour en fin de compte subir une mort indigne – et il aurait été horrifié de voir de combien d’autres façons encore les animaux sont maltraités actuellement ! Le Bouddha aurait également trouvé affreux que chaque jour, par sa surextension planétaire et sa surconsommation des ressources naturelles, l’être humain soit la cause de la disparition irréversible de dizaines d’espèces vivantes. »
Par Dr Gabriel « Jîvasattha » Bittar (extrait)

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