Citation
11 septembre 2009
C’est Chavela Vargas qui a dit : .
“ Il y a une chose sur terre plus importante que Dieu : que personne ne crache du sang pour qu’une autre vive mieux. “
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Stopper la fin du monde
10 septembre 2009
On nous le dit depuis longtemps, mais nos oreilles sont bouchées. En tout cas, tous les “Oncle Piscou” du monde ignorent superbement les avis et alertes de scientifiques qui, sur le terrain, discernent, étudient et mesurent la dégradation de notre planète. On nous le dit sur tous les tons, parfois avec des images superbes, parfois avec des chiffres, parfois avec des chansons, mais rien au monde ne vaut le petit cri d’une pièce d’or quand elle en rencontre une autre au fond d’un coffre ou sous forme de n’importe quoi de monnayable. Du moins, je le suppose… Quand tout ne sera que ruine et famine, sur quoi assureront-ils leur pouvoir et leur fortune, leurs robinets en or et leur empire industriel ou politique, ceux qui ferment l’oreille à tout autre son que celui-là, dont le nom est “profit” ?
Et nous. Quand comprendront-nous qu’il faut cesser de consommer encore et encore, non pas tourner le dos aux avancées des sciences et des techniques mais en faire un usage judicieux, prudent et profitable à tous ? Jusqu’à quand accepterons-nous comme une fatalité, hors de portée de nos actes, que le monde vive mal, que des populations en meurent, que la Terre soit malade de nous ? Devant l’immensité de l’univers, chaque terrien est notre voisin de palier, et la Terre notre maison. Il va bien falloir qu’on fasse les réparations urgentes avant que le toit ne crève et que les fondations pourrissent… C’est notre responsabilité.
Joindre notre voix à d’autres qui s’élèvent n’est pas vain. Il ne tient qu’à nous de dire : Stop ! (et – comme dans un certain roman, – ajouter : ” Arrêtez, vous me faites mourir ! “)
Une pétition bouddhiste signée par le Dalaï Lama et d’autres personnalités du monde religieux et/ou scientifique, et nombre d’autres personnes de tous bords, est en ligne ici. Elle précise ce qu’il nous faut savoir, que tout va très vite, et pas dans le bon sens, qui serait celui de la survie de notre planète malade. Quand la maison brûle, il ne s’agit plus de renâcler sur la couleur de la voiture des pompiers. Il faut signer et faire savoir. La maison qui brûle, c’est celle où nous habitons tous…
Sur la colère
1 septembre 2009
Quand j’étais beaucoup plus jeune, je me suis aperçue que me mettre en colère me laissait, ensuite, physiquement malade pendant trois jours. J’ai donc évité au maximum. Il y a longtemps que je ne me mets plus en colère, même si ça flamboie au fond de moi : ça reste là au fond, tant que je ne vais pas attiser la flamme. Et à la longue, ça s’éteint. Ou alors, dès que je me sens envahie par ce sentiment, je m’arrête : “Tiens, de la colère ! ” davantage intéressée par la chose que par ce qui l’a suscitée. Mais parfois, il faut en faire quelque chose. Ou la regarder autrement, si l’on en croit les maîtres.
Hier, je suis allée faire un tour sans but sur le site Buddhaline, car cela ne fait jamais de mal de lire un enseignement, quel qu’il soit. Voici un extrait du texte d’ un très grand maître maintenant disparu :
“Les obstacles peuvent s’élever des circonstances de la vie, bonnes ou mauvaises, mais ils ne devraient jamais vous abattre ou vous conférer un sentiment indu de puissance. Soyez comme la terre qui supporte indistinctement toutes les créatures vivantes, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. La terre est simplement là. Vous devriez considérer les difficultés de la vie comme des catalyseurs vous permettant de progresser dans votre pratique spirituelle, de la même manière qu’un feu de jardin n’est pas étouffé par de forts vents mais brille davantage de tout son éclat.
Lorsque quelqu’un vous fait du mal, considérez-le comme un maître qui par sa bonté vous montre le chemin de la libération et mérite votre respect. Priez de pouvoir l’aider de votre mieux, et quoi qu’il arrive ne cherchez pas à vous venger de ce qu’il vous a fait. Il est particulièrement admirable de supporter patiemment le tort et les invectives de gens moins instruits, moins forts ou possédant moins d’habiletés que vous.
Soyez attentifs à ce qui se passe et vous verrez que la personne blessée, celle qui vous fait du mal et le geste nuisible lui-même sont totalement dépourvus d’existence propre. Qui oserait ainsi se mettre en colère devant autant d’illusions ? En face de ces phénomènes vides, y a-t-il vraiment quelque chose à perdre ou à gagner ? À aimer ou à détester ? Tout est à l’image d’un ciel vide. Sachez le reconnaître !
Une fois maîtrisée votre colère intérieure, vous vous apercevrez de l’absence de tout adversaire extérieur. Plus vous porterez attention à votre sentiment de colère et essaierez de vaincre vos adversaires extérieurs, même si vous deviez réussir, cela ne pourrait que favoriser la résurgence inévitable d’autres adversaires qui prendront la place des précédents.
Même si vous parveniez à mettre sous votre férule la planète entière, cela ne servirait qu’à faire croître votre sentiment de colère ; il ne pourra jamais se dissiper en agissant de la sorte. Le seul véritable ennemi reste la colère elle-même. Pour venir à bout de cette émotion néfaste, il importe de méditer en se concentrant sur la patience et l’amour jusqu’à ce que vous en soyez véritablement imprégnés. Ainsi, vous n’aurez plus d’adversaires extérieurs à vaincre.”
Dilgo Kyentsé Rinpoché (traduction Padmakara)
En contrepoint, un enseignement d’un autre maître lui aussi disparu :
Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d’effort et de volonté
mais réside là , tout près ,
dans la détente et l’abandon.
Ne t’inquiète pas , il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit
n’a aucune importance
parce que n’a aucune réalité.
Ne t’y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul ,
s’elever et retomber , sans rien changer ,
et tout s’évanouit et recommence à nouveau , sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empeche de le voir.
C’est comme un arc-en-ciel
qu’on poursuit , sans jamais le rattraper
Parce qu’il n’existe pas , qu’il a toujours été là
et t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises ,
elles sont comme des arc-en-ciel.
A vouloir l’insaisissable , on s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relâche cette saisie ,
l’espace est là , ouvert , hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi , déjà. Ne cherche plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l’éléphant
qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir
Et tout se fait tout seul.
Lama Guendune Rinpoché
source
Et pour finir (et c’est là que tout commence – ou finit, je ne sais pas !) : j’ai choisi cette version parce que je trouve la musique très belle, mais il existe d’autres versions du texte chanté sur le même site – et une traduction ici
Pour une rentrée dans la bonne humeur
31 août 2009
Pourquoi ne pas s’intéresser à Zem, apprenti maître Zen ?
Tout ce que vous allez avoir envie de savoir sur le Zen, la Vie, la Mort, l’Eveil et les Vacances, est dans cet album commis par Lung Ta Zen. Pour sourire et sourire et parfois penser… à ne pas penser ?
(et à bientôt !)

